Planche 9: ( Figs. 1 à 17 )


Bref aperçu "Iconographique" sur diapositives de l'auteur :
( Figs. A à L ) = Liens hypertexte internes à la Page 9.
                  
( Description des figures )

BASIDIOMYCETES
Division : BASIDIOMYCOTINA
CLASSE DES HYMENOMYCETES
ss. lato
Ordre des Agaricales
Clements F. E. ( 1909 ),
in"The genera of Fungi. A key to Saccardo's Syll. Fung. 227 pp. H. W. Wilson Co. New York City ( 1909 ).
Famille des Psalliotaceae
Roze E. ( 1876 ).
-"Essai d'une nouvelle classification des Agaricinées. In Bull. Soc.bot. Fr., 23 : 45-52 ( 1876 ).

= Agaricaceae Fr. ( 1821 ) ss. W. Jülich, "Hygh.Tax. Basid. p. 247 ( 1981 ) & Litt. Contemp. ( Nomen confusum ).
Genre : Psalliota ( Fr. ) Kummer ( 1871 ) : "Führ. Pilsk. 23 : 72 ( 1871 ).
= Agaricus Linnaeus, in Sp. Pl. II : 1171-1173-1176, ( 1753 )
( Nomen confusum ).
= Agaricus L. : Fr. [ ( antidaté in S. M. 1 : I : VI, 8 ( 1821 ); em. Karst. Bidr. Finl. Folk 32 : XXV : 482-487 ( 1879 ) & Litt. contemp.
( Nom. confusum ).

Espèce : Psalliota campestris ( L. : Fr. ) Kummer ( 1871 );
ss. stricto Lange J. E. : Flora Agaricina Danica I-V.- Copenhagen ( 1935-40 ); Kühnner & Romagnési ( 1953 ); H. Essette ( 1964 ), etc…
= Agaricus campestris L. Sp. Pl. II : 1173 ( 1753 ) = ( Nom. confusum ).
= Agaricus ( Psalliota ) campestris ( L. : Fr. ); em. Karsten ( 1879 ) = ( nom. conf. )
A ) SECTION I : RUBESCENTES F. Møller : Danish Psalliota sp. [( Friesa ( 4 )], p. 1-60, I : Rubescentes ( 1950 ).
B ) 2e groupe : Rufescentes J. Schaeffer & F. Møller : Beitr. Zur Psalliota-Forschung [( Ann. Myc.
( 36 )] p. 64 ( 1938 ).

Macroscopie sur Psalliota campestris
( = "Rosé des prés")
( Description des figures )

Fig. A. , Fig. B. , Fig. C. & Fig. D. : Différents aspects des chapeaux vus par dessus sur plusieurs récoltes et à des grossissements variables.

Fig. E. , Fig. F. & Fig. G. : Différents stades de croissance des basidiocarpes : des plus jeunes par leurs lamelles encore roses & autres sujets passant très progressivement à la maturité en montrant des lamelles virant peu à peu au brunâtre, avec l'intermédiaire d'une vue présentant la coupe verticale d'un sujet encore jeune en Fig. F.

Figs. H & I. : 2 coupes verticales, dont la première en Fig. H. montre un très jeune sujet avec le bord externe de son chapeau encore relié au stipe par son voile supérieur qui finira par s'en détacher, en retombant par des lambeaux annulaires autour de la zone supérieure du pied. La seconde Fig. I. présente la coupe verticale d'un autre sujet aux abords de la maturité, avec chapeau complètement ouvert et les restants fibrillaires et plus ou moins désagrégés de son anneau sur la partie supérieure du stipe.

Fig. J. : Autres coupes verticales de basidiocarpes à leurs divers stades de croissance.

Fig. K. : Basidiocarpe renversé, montrant ses lamelles brunies par sa maturité. On remarquera sur cette vue, les restants de son voile annulaire constitué de fibrilles ± désagrégées cerclant le stipe.

Fig. L. : Détail sur lamelles d'un sujet mature montrant leurs insertions libres par rapport au stipe ( v. vues plus évidentes S / coupes verticales des Figs. précédentes ). En revanche, la figure présente montre également la division de certaines lamelles en deux lamelles distinctes.


Mycologie.com
A

Mycologie.com
B

Mycologie.com
C

Mycologie.com
D

Mycologie.com
E

Mycologie.com
F

Mycologie.com
G

Mycologie.com   
H & I

Mycologie.com
K

Page 9: Basidiomycètes ( suite ) : Carpophores stipités & piléiques : (Agaricales)

( Figs. 1 à 17 ) = Liens hypertexte internes à la Page 9 & Planche 9

Le profane nomme Champignons les organismes présentant un "chapeau " ou "pileus ". C'est chez eux que l'on trouve la plupart des meilleurs ou très bons comestibles, mais aussi les plus toxiques, voir même mortels ! L'appellation de Champignons à chapeau est purement didactique.En effet, ceux-ci sont constitués d'un corps fructifère = carpophore. Ce dernier est souvent formé d'un pied ou stipe et est surmonté d'un chapeau ou pileus, qui peut être convexe, plat, infundibuliforme ou franchement en forme d'entonnoir ou de trompette. En revanche, le carpophore peut tout aussi bien être substipité ou non stipité. Naturellement ces Champignons n'ont pas tous la forme du genre Psalliota ( = Agaricus ss. Litt. Contemp."nomen confusum" ) que l'on peut voir ci-contre aux Figs. 6 à 17 , il reste néanmoins le plus connu et le plus représentatif, quant à sa morphologie pour cet Ordre des Agaricales. En revanche, à la suite du remplacement du genre Psalliota en faveur de celui de l'ancien genre Agaricus, il semble indispensable de rappeler les propos tout à fait justifiés de Henri ROMAGNÉSI dans sa Fl. Analyt. Champ. Supér., pp. 408-409 de 1953 . Op. cit. :"Beaucoup d'auteurs modernes, à la suite de Karsten ( 1879 ), remplacent le nom de Psalliota par celui d'Agaricus, en souvenir du grand genre Agaricus de Linné ( 1753 ), qui comprenait encore pour Fries plus de la moitié des espèces de champignons à feuillets, et qui est aujourd'hui démembré en nombreux genres. Nous ne les suivons pas, parce que le mot " agaric " étant passé dans le langage courant pour désigner, en général, les champignons à surface hyménifère lamellée, on ne peut l'employer en même temps dans un sens infiniment plus restreint sans introduire la confusion. Il serait d'ailleurs regrettable de voir disparaître le nom de Psalliota, car il correspond à l'une des coupures friésiennes les mieux définies et les plus naturelles." Par ailleurs, quelques années plus tard, en 1964, Henri ESSETTE, publia son ouvrage pictural intitulé "LES PSALLIOTES" où il confirma le bien-fondé des propos de Romagnési transcrits ci-dessus, en précisant ceci : "En France un seul livre, à ma connaissance, résume cette question, il s'agit de la " Flore analytique des champignons supérieurs " de KÜHNER et ROMAGNÉSI."Puis, H. ESSETTE, dans son propre ouvrage,"LES PSALLIOTES", poursuit par ces mots : "Certains mycologues, probablement pour ne pas voir disparaître le terme Agaricus de LINNÉ, l'emploient encore, mais pourquoi ce terme serait-il appliqué plutôt aux psalliotes qu'à n'importe quel autre genre de champignons lamellés ? Considérant que le terme Psalliota FRIES 1821 est conforme aux règles de la nomenclature, c'est celui-ci qui sera employé dans le présent ouvrage." A la suite de ces déclarations d'une logique implacable, il semblerait que certaines classifications devront subir tous les aménagements qui s'imposeront sur ce site et pour ce, quelles que soient les Classes de champignons abordées…( Voir exemple Page 4 : Morchellacées & Helvellacées ). Cependant, bien que toutes ces aberrations taxonomiques nouvelles soient hélas adoptées définitivement par le"C.I.N.B."et ce, venant de la part d'occultes autorités mycologiques régnant en Maîtres absolus sur cet organisme. Ce site présent n'aura pas pour mission ou prétention d'une forme réformatrice. Il se voudra d'abord objectif, logique et constructif, quitte à enfreindre certaines règles du"C.I.N.B."qui lui paraîtront non justifiées et sujettes à toutes les pires confusions décrites ci-dessus comme exemples parmi tant d'autres… Autrement dit, ce site ne doit pas être considéré comme autorité en matière taxonomique, que ce soit sur les plans Génériques, des Classes, Ordres ou Familles. Il laisse donc le libre arbitre aux mycologues qui seront à même de le consulter. En revanche, chaque fois qu'il sera fait état d'une taxonomie non conforme au"C.I.N.B.", celle-ci sera toujours accompagnée de celle en vigueur et placée en égalité au sens de la publication de ce site et comportera bien sûr, les bibliographies s'y rattachant par le signe ( = ).
Cela aura au moins le mérite d'être compris de tous les mycologues, adeptes de la littérature moderne et en présence d'un site quelque peu contestataire !

Pour revenir à l'Ordre des Agaricales, celui-ci possède un thalle charnu ou tubéreux, formé par un pseudo-tissu ou mycélium, composé d'hyphes, passant du pied à la Fig. 12a jusqu'au chapeau en Fig. 12b où tous ces éléments se différencient en formant la partie la plus importante de tout le basidiocarpe, c'est-à-dire, tout l'hyménium d'où naissent les basides : Fig. 12c. Le stipe des Basidiomycètes ( semblable à celui de la Fig. 12d ) est hétérothallique, mais aussi, ( plus rarement homothallique ) c'est-à-dire, provenant d'individus différents : Figs. 12e & 12f. Les basidiospores ou spores haploïdes, germent et respectivement elles produisent un mycélium haploïde de type primaire ou gamétophyte. Il peut se faire que deux hyphes provenant de la germination de ces spores puissent se conjuguer, mais en y mêlant leurs cytoplasmes respectifs pour aboutir à une plasmogamie visible aux Figs. 12g & 12h, en donnant naissance à un mycélium dihaploïde secondaire ou dicariophyte. Ce dernier est constitué de cellules binucléées qui sont représentées à la Fig. 12i. Tout cet ensemble d'hyphes forme donc bien le basidiocarpe : Fig. 12. Le mycélium secondaire forme souvent des sortes de gibbosités dites"dangeardies à anse latérale" représentées par les Figs. 6 à 8, très semblables à celles déjà citées et figurées à la Planche 6 : Figs. 1 à 7 de la Page 6 : Euascomycètes et ci-contre, à la Planche 9 : Figs. 1 à 5. Il s'agit donc bien aussi ici de dangeardies où l'on voit également se former des dicaryons, constitués chacun par 1 noyau mâle ( + ) et par un noyau femelle ( - ). Pour qu'il y ait reproduction sexuée, ou mieux, plasmogonie, il est donc nécessaire que deux hyphes aient une origine différente et entrent en contact, mais proviennent également de basidiospores tout aussi différentes.
Chez les Basidiomycètes, la régression de toute la sexualité est très accentuée, en raison du manque total d'appareils sexuels. A la différence près, que chez les Ascomycètes hétérothalliques, l'ascocarpe est constitué par des hyphes haploïdes et toujours gamétophytiques, mais très souvent mêlées à des hyphes ascogènes, dérivant d'ascogones fécondés et par lesquels se forment les asques. Alors que chez les Basidiomycètes, le basidiocarpe dérive d'un mycélium secondaire saprophytique-diploïde.
La formation de la baside des Figs. 9 à 11 & celle de la Fig. 12c, qui porte les basidiospores, est, chez certains Basidiomycètes, très complexe et varie selon les groupes et sont toujours haplodiplontes, en présentant une alternance de phase et surtout de génération. La plasmogamie a donc lieu, et ceci, par suite de la copulation entre toutes les hyphes de mycéliums primaires de la Fig. 12d, alors que la méiose s'accomplit dans la baside de la Fig. 12j. Le cycle biologique du Basidiomycète hétérothallique est approximativement le suivant : la plupart des spores tombant au sol à la Fig. 17, germent comme on peut le voir aux Figs. 12e & 12f + Fig. 13, en donnant naissance à un mycélium primaire que l'on peut observer aux Figs. 12g & 12h + Fig. 14. Deux hyphes provenant de mycéliums primaires à spores différentes s'unissent par plasmogonie en Fig. 12d et produisent un mycélium secondaire représenté aux Figs. 12i & 15a d'où sont constitués les corps fructifères : Figs. 15b & 16.
Dans les chapeaux de ceux-ci, les hyphes donnent naissance aux basides où aura lieu la méiose nucléaire représentée à la Fig. 12j, à laquelle se fera la formation des spores vues aux Figs. 11a & 12e, soutenues par de très courts appendices ou stérigmates : Figs. 10a & 11.



Liens hypertexte externes à la Page 9 ( aller et retour ) :

www.mycologie.com ( retour )

> page d'accueil ( retour )

Page A : Répertoire Mycologie.com ( retour )

Page 8 : Basidiomycètes ( suite ) : Ustilaginales = ( Charbons ) & Caries, etc… ( retour )

Page 10 : Basidiomycètes ( suite ) : Carpophores stipités & piléiques à hyménium constitués de lamelles
( Agaricales ) ( aller )

Mycologie.com
J

Mycologie.com
L