Planche 8: ( Figs. 1 à 21 )


Bref aperçu "Iconographique" sur diapositives de l'auteur :
( Figs. A à R ) = Liens hypertexte internes à la Page 8.
                  
( Description des figures )

CLASSE DES HETEROBASIDIOMYCETES
( ss.lato )

SOUS-CLASSE DES USTILAGINOMYCETIDAE
ss. W. Jülich ( 1981 )
Ordre des Ustilaginales Clinton ( 1906 )
Famille des Ustilaginaceae
L. & C. Tulasne ( 1847 )

Genre : Ustilago ( Pers. ) Roussel ( 1806 )
Espèces : Ustilago maydis
(D. C.) Corda  ( 1842)
Figs. A & B, Figs. C & D, Figs. E & F, Figs. G & H & Figs. I & J :
Macroscopie sur les différentes phases du développement des tumeurs d'Ustilago maydis sur les épis du Maïs.

Figs. K : Microscopie sur spores, dont celle du centre montre sa germination, en donnant naissance à une baside promycélienne et cloisonnée transversalement avec bourgeonnements latéraux. Vue prise dans une préparation au "Melzer" à un faible grossissement.

Figs. L & M : Successivement, microscopie sur basidiospores vues en coupe optique et en surface, dans une préparation au "Melzer" et par un grossissement maximum.

 
           A & B

 
           C & D

 
           E & F

 
           G & H

 
           I & J


           K

 
           L & M


Ustilago nuda ( Jensen ) Rostrup ( 1889 )

Fig. N : Macroscopie sur le développement d'une tumeur sur un épi d'Orge ( Hordeum vulgare L. ).

Figs. O & P : Successivement, microscopie sur spores, vues en coupe optique et en surface, dans un bain au "Rouge-Congo" ammoniacal à un fort grossissement.


           N

 
           O & P


Ustilago bistortarum ( D. C. ) Körnicke ( 1877 ) = [( Ustilago pustulata ( D. C. )Winter, 1880 )]

Figs. Q & R : Successivement, macroscopie sur les tumeurs pustuleuses de feuilles de Polygonum bistorta L. à deux grossissements différents.

 
           Q & R

Page 8: Basidiomycètes ( suite ) : Ustilaginales = ( Charbons ) & Caries, etc…

( Figs. 1 à 21 ) = Liens hypertexte internes à la Page 8 & Planche 8

Pour certains auteurs, ces parasites de plantes, Charbons & Caries, sont tous placés dans l'Ordre des Ustilaginales : la Classe des Basidiomycètes archéobasidiés. En revanche, depuis ces deux dernières décennies, si l'on examine avec soin la classification de Walter JÜLICH ( 1981 ), la Classe des Hétérobasidiomycètes ss.lato, devrait être constituée d'une Sous-Classe appartenant aux USTILAGINOMYCETIDAE, en la divisant en 2 Ordres :
les Ustilaginales & les Tilletiales.
Toujours d'après cet auteur, l'Ordre des Ustilaginales se diviserait en 4 familles : les Ustilaginaceae, les Graphiolaceae, Tilletiariaceae, ainsi que la famille des Leucosporidiaceae.

Pour l'Ordre des Tilletiales, cet auteur diviserait cet Ordre en 2 sous-familles : les Tilletiaceae et les Sporidiobolaceae, qu'il place au sein des deux Ordres des Ustilaginales & Tilletiales, mais dans leurs familles respectives.

W. Jülich, classe un certain nombre de genres, selon plusieurs critères microscopiques & souvent macroscopiques, mais également et surtout par les plantes hôtes qu'ils parasitent. De nos jours, la classification des Basidiomycètes établie par, W. Jülich ( 1981 ), semble être très progressivement admise et de plus en plus suivie par la littérature contemporaine, et ceci, malgré certaines réserves ou objections dues à son assez grande complexité.

Cependant, on peut dire que cette classification par Sous-Classes, Ordres, familles, genres & espèces, a le mérite d'être classée par des critères et des caractères très précis et surtout pour sa très grande homogénéité. Elle est sans doute la plus précise, certainement et en tous les cas l'une des mieux définies, par W. Jülich, entre 1981 & 1984 !

Pour l'Ordre des Ustilaginales, la baside donne un organe sporidien par l'intermédiaire d'une spore charbonneuse. Une sporulation conidienne donne naissance à des sporidies haploïdes, engendrant un mycélium qui est généralement dicaryotique. C'est ce mycélium qui se développe dans les tissus de la plante hôte, en y émettant des suçoirs, qui produisent à leur tour de toutes nouvelles spores dicaryotiques, puis diploïdes par caryogamie.

D'après certains phytopathologistes des végétaux vasculaires, les Ustilaginales ne seraient pas tous parasites"sensu stricto". En revanche, un nombre considérable d'autres spécialistes de cette étude, restent très partagés sur cette conception et de sa certitude, que certains même, réfute purement et simplement! On voit par là, la difficulté de cette étude si complexe; elle ne peut en effet échapper à toutes les contradictions et ni se soustraire à de nombreuses incertitudes, en l'entraînant du même coup, à de fastidieux et interminables épilogues ou des diatribes, tournant souvent à d'assez vaines polémiques, sans aucun intérêt pour l'avancement de la mycologie!

Dans la brève étude donnée ici, il ne sera examiné que deux espèces, dont la première correspondra à la famille des Ustilaginaceae et la seconde à la sous-famille des Tilletiaceae ss. W. Jülich ( 1981 ). Voir Figs. 1 à 12 = Ustilaginaceae : Ustilago maydis : c'est le Charbon du Maïs qui parasite les grains de ses épis en provoquant des tumeurs vésiculeuses, sous l'aspect extérieur et difforme, d'énormes gousses d'Ail, où la partie externe pelliculaire, gris-argenté, renferme pour plusieurs milliards de spores charbonneuses : voir Fig. 1. Ce sont des chlamydospores Fig. 2, plus ou moins sphériques, spinuleuses & alvéolées; elles ont en outre une membrane externe épaisse très résistante. Chaque spore germe en donnant une baside promycélienne Figs. 3 à 10, aux cloisons transversales et produisant un très grand nombre de basidiospores : Fig. 10a. Ces spores, sont très souvent transportées par les vents ou les insectes. En peu de temps, suite au processus de copulation les spores infectent de nouveaux épis de Maïs. C'est le cas pour Ustilago maydis qui peut alors contaminer très rapidement et amener la complète destruction de la totalité d'un champ. Ce dernier, devra toujours être radicalement brûlé avant d'envisager toutes nouvelles reproductions de cette céréale, qui ne pourra s'effectuer que plusieurs années après un aussi terrible désastre. De nombreux pays conservent encore les sinistres mémoires de ces terribles calamités, pour avoir été de très importants producteurs!

De plus, que dire de la très grande toxicité d'Ustilago maydis, sinon qu'elle est peut-être mortelle, aussi bien pour le genre humain que pour le bétail.
En effet, un jour, lors d'un examen microscopique de cette espèce, sans s'être rendu compte, durant cette observation, que le seul fait d'être penché sur un gros amas de spores, elles furent absorbées par voie nasale. Le résultat ne tarda pas, car en moins d'1/4 h., de cette ingestion, celle-ci causa et provoqua de très violentes nausées, qui furent suivies de nombreux vomissements. Cet état dura au moins près de trois jours!
Que dire aussi de toutes les autres espèces de Charbons, quant aux degrés toxiques qu'ils représentent pour bovins et autres bétails de nos pâturages où les éleveurs en font parfois les frais par certaines mortalités, pour des causes qui n'ont pas toujours été formellement établies par des véritables certitudes. Le mycélium d'Ustilago maydis est uninucléé, il se répand dans les cellules de l'hôte et se transforme par anastomose, en mycélium secondaie binucléé, ce qui aboutit à la formation de chlamydospores et par conséquent, aux tumeurs citées ci-dessus.
Dans certains cas, la formation des basidiospores peut ne pas se faire; la baside donnera alors dans l'immédiat le mycélium. En revanche, beaucoup de basidiospores peuvent se multiplier par la voie de bourgeonnements, mais en produisant de toutes nouvelles basidiospores. Il existe aussi d'autres Charbons, comme celui du Blé ( Ustilago tritici ) ou celui de l'Avoine ( Ustilago avenae ), touchant toujours le caryopse des plantes infectées. Le Charbon du Blé ne forme pas des basidiospores et les basides donnent toujours naissance à ce qui est nommé "mycélium primaire".


Figs. 13 à 21 = Sous-famille des Tilletiaceae ss. W. Jülich (1981) ou Caries.
Le genre Tilletia appartient aussi à la Sous-Classe des
USTILAGINOMYCETIDAE mais toujours dans l'Ordre des Tilletiales ss. W. Jülich ( 1981 ).
Ce genre est donc également un Charbon mais il a cependant quelques particularités. Les différentes espèces qui dépendent de ce genre sont nommées vulgairement
"Caries". A titre d'exemple, la Carie du Blé : Tilletia caries est un Champignon parasite qui atteint les épis Figs. 15 & 16. Ils deviennent alors très maigres, moins denses, plus légers, par comparaison à ceux qui sont sains. Les glumelles sont plus ouvertes et les caryopses ont une forme trapue et globuleuse : Fig. 13. Enfin, les caryopses deviennent fragiles et remplis d'une poudre noire et malodorante : Fig. 14; celle-ci représente toute la masse des chlamydospores à l'intérieur du grain ou "caryopse". La dissémination de cette poudre noire qui indique la présence de chlamydospores avoisinant le milliard pour un grain, (100.000.000 pour 500 µm.au carré environ ) : celle-ci intervient en général à l'instant du battage de la récolte.
La germination a lieu lors des semailles suivantes, en infectant les plantules de Blé sortant de terre. Les chlamydospores sont spinuleuses & alvéolées Figs. 17 & 18 et bas de la Fig. 21 : elles génèrent une baside ou un promycélium en Fig. 19, qui à son tour, engendre de longues sporidies, isolées ou par couples, à la suite d'un processus de conjugaison : Figs. 20 & 21. Les sporidies donnent un mycélium secondaire produisant de nouvelles conidies.


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