Planche
6: ( Figs. 1 à 16 )
Bref
aperçu "Iconographique" sur diapositives de l'auteur
. (
Figs. A à P ) = Liens hypertexte internes à la Page 6.
( Description
des figures )
CLASSE
DES EUASCOMYCETES
Ordre
des Clavicipitales
Famille
des Clavicipitaceae
Genre
: Cordyceps (Fries)
Link ( 1833 )
Espèce : Cordyceps militaris (Linn.
ex St. Amans)
Link
( 1833 )
Figs.
A & B : Successivement,
masroscopie sur cinq sujets & détail sur la partie fructifère
de l'un d'eux, vu horizontalement en dessous de la Fig. A
Ordre des Sphaériales
Famille des Nectriaceas
Genre
: Nectrias Fries
( 1849 )
Espèce : Nectria citrino-aurantia Delacroix
apud Desmazières ( 1860 )
Figs. C & D
: Successivement, macroscopie sur plusieurs colonies & grossissement
de l'une d'elle vue en dessous de la Fig. C.
Ordre
des Plectascales
Famille des Erysiphaceae
Genre
: Sphaerotheca Léveillé
( 1851 )
Espèce : Sphaerotheca euphorbiae (Castagne)
Salmon
( 1902 )
Figs.
E & F : Successivement, macroscopie sur la plante Euphorbia
hiberna à petite échelle & son agrandissement,
montrant ses tiges parasitées par les hyphes brunâtres
de Sphaerotheca euphorbiae.
Figs.
G & H : Idem macroscopie des Figs. E & F, mais à
de plus forts grossissements. La Fig. H
montre dans un agrandissement maximum, d'un tronçon de la plante,
non seulement les hyphes brunâtres, mais aussi des petites granulations
noirâtres éparses, correspondant à la forme parfaite
ascogène des périthèces "uni-asqué"de
l'espèce Sphaerotheca euphorbiae ( 129 à 157 µm.
de diam. et de 140 µm. de diam. en moyenne pour cette récolte
). Nota : D'après Viennot-Bourgin ( 1956 ), les périthèces
de cette espèce ne mesureraient que de 80 à 100 µm.
de diam. avec des ascospores plus grandes que dans notre récolte
:"18-30 x 12-18 µm."??
Microscopie
sur Sphaerotheca euphorbiae par préparations au"Rouge-Congo"ammoniacal
:
Figs.
I & J : Successivement, périthèce entier montrant
la sortie de son seul asque à faible grossissement & détail
de celui-ci sur les cellules externes de sa paroi à plus fort
grossissement.
Figs.
K : Jeune périthèce entier montrant à la
fois les cellules de sa paroi externe et la naissance de ses fulcres.
Figs.
L : Détails sur fulcres à maturité ( grossissement
maximum ).
Figs.
M & N : Successivement, coupe optique sur un asque entier
encore immature, présentant la formation de ses spores encore
noyées dans le protoplasma de l'asque & détail partiel
d'un autre asque à totale maturité et alors, montrant
des spores également matures, uni-guttulée et granuleuses
intérieurement. Prise de vue toujours en coupe optique, mais
avec un grossissement au maximum. (Asques octosporés de 125-150
x 57-73 µm. ou 137 x 65 µm. en moyenne et spores de 22-24
x 15-16 µm.)
Fig. O & P : Stade conidien ( Hyphomycetes ) pour l'Oïdium
euphorbiae Thümen ( 1876 ). Successivement, microscopie
sur un conidiophore & d'une macroconidie :
( 28-34 x 13-15 µm. ). Toujours par une préparation au
"Rouge-Congo"ammoniacal. Nota : Viennot -
Bourgin ( 1956 ) indique des conidies plus petites : (
"22-28 x 12-14 µm. " ) ??

A
& B


C
& D


E
& F


G
& H


I
& J
K
L


M
& N


O
& P
|
Page
6: Euascomycètes
(
Figs. 1 à 6 ) = Liens hypertexte internes à la
Page 6 & Planche 6
Systématique
:
Les Euascomycètes ont bien été jadis considérés
comme une sous-classe
homogène,
alors qu'en fait il s'agit bien d'Ascomycètes typiques, car
ceux-ci possèdent bien des corps fructifères : autrement
dit, ils ont un hyménium constitué par des asques contenant
des spores. En outre, généralement les asques sont presque
toujours accompagnés d'une palissade de paraphyses, dressées
parallèlement à ceux-ci. La production des spores en
est la suite logique de phénomènes sexuels, s'accomplissant
généralement par gamétangiogamie oogame. Ce phénomène
est la copulation de deux gamétanges bien différenciés
: Fig. 1 à 7
= différentes phases de gamétangiogamie oogame chez
l'Ascomycète Pyronema confluens et l'anthéridie
mâle :
Fig. 1a, ainsi que l'ascogone femelle : Fig.
1b. On voit par là, que l'ascogone femelle a un organe
allongé qui se nomme"trichogyne"et dont la fonction
a pour effet d'être copulative : Fig.
1c. C'est toujours par le trichogyne que les noyaux de l'anthéridie
vont et pénètrent dans l'ascogone ainsi fécondé,
pour ensuite engendrer les hyphes ascogènes : Fig.
4 d'où passent les dicaryons = ( couples aux noyaux de
sexes différents ) et par des stades successifs, constituent
les crochets dangeardiens
ascogènes : Figs.
5 & 6 et par lesquels les cellules principales engendreront
de jeunes asques : Fig.
7. Ceux-ci, à la suite de la caryogamie, puis de la méiose
et par une division ultérieure des noyaux, ils deviennent des
ascospores, ( habituellement, d'un nombre de 4 à 8 pour un
seul asque ).
Les moisissures :
Très nombreuses et communes à toutes matières
organiques en décomposition ( fruits, pain, etc
), elles
sont dues à des Ascomycètes généralement
microscopiques et principalement de l'Ordre des Pléctascales
( = Eurotiales
ou Aspergillales
). Par exemple, les Moisissures vertes des agrumes et la pourriture
des pommes proviennent de l'espèce Penicillium glaucum
: Figs. 8 à 12,
déjà détaillé à la Page
1 : Généralités
sur les champignons et figuré à la Planche
1 de cette même page en Figs. 7 & 8.Généralement,
cette couche pulvérulente et verdâtre : Fig.
9 est dans sa phase imparfaite d'Ascophore. Cest un Hyphomycète
dépourvu de corps fructifères ascosporés, ces
derniers étant remplacés par des hyphes stériles
et pourvues de conidiophores, eux-mêmes chargés de conidies
et disposées en bouquets sous des formes de petits chapelets
ou de chaînettes : Figs.
12a & 12b. Dans d'autres cas, les conidies forment de petites
couronnes rayonnantes autour des conidiophores renflés au sommet,
tel que le genre Aspergillus : Fig.
13 = Aspergillus niger. Ces Champignons rencontrent souvent
les conditions idéales afin d'effectuer un cycle biologique
complet pour obtenir des formes parfaites d'ascophores. Il se forme
alors de petits corps fructifères, nommés ascothécies.
Eurotium herbariorum de la Fig.
10a, a la forme de l'ascophore d'Aspergillus glaucus. Ainsi,
on voit par là, que l'ascothécie est assez globuleuse
et sa paroi ascothéciale est lacérée pour laisser
sortir les spores de l'intérieur de l'asque : Fig.
11.
Ordre des Plectascales ( ou
Erysiphales ss. Aut.
) : Quant à l'Ordre des Plectascales, celui-ci compte
de minuscules Champignons parasites. Le genre Erysiphe en est
le représentant parmi bien assez d'autres genres de la famille
des Erysiphaceae.
La forme conidienne commune à presque tous, est le genre très
connu sous le nom d'Oïdium. L'aspect conidien est caractérisé
extérieurement sous une forme de feutrage blanchâtre
ou brunâtre selon le genre et l'espèce, en recouvrant
les feuilles ou les tiges et même les parties florales d'un
très grand nombre de plantes vivantes, cultivées ou
non. Mais l'Oïdium se propage surtout et aussi, sur les
feuilles des arbres de nos forêts où il est toujours
la cause de dégâts considérables. Ce feutrage
est toujours visible à l'il nu. Mais son aspect vu par
la microscopie se présente par des conidiophores constitués
de 1 à 4 macroconidies, ayant souvent la forme de petits tonnelets
reliés les uns aux autres, tout en formant des chaînes
dressées verticalement selon les genres et les espèces;
car chez d'autres nombreux genres, le conidiophore peut être
constitué que d'une seule macroconidie fusiforme, comme c'est
le cas chez Phyllactinia guttata. La base des conidiophores
est reliée à des hyphes suceuses qui rampent presque
toutes horizontalement sur et dans les tissus des feuilles des plantes
ou des arbres.
Ces Champignons extrêmement dangereux pour nos cultures, n'ont
pas tous à l'origine, la forme parfaite ascogène, constituée
par un périthèce clos, renfermant chacun, un ou plusieurs
asques unis à plurisporés. En effet, il existe un certain
nombre d'Oïdiums qui n'ont encore aucune forme parfaite
connue. La forme parfaite ascogène est constituée par
un périthèce clos, le plus souvent globuleux, avec une
paroi externe celluleuse. Pour un grand nombre de genres, les périthèces
reposent à leur base sur des fulcres simples ou digités
à leurs extrémités, selon les genres et les espèces.
Ces fulcres sont souvent semblables à des sortes de tentacules
incolores ou alors plus ou moins hyalines et parfois teintées,
septées ou non, mais assez minces dans toute leur longueur
et d'un diamètre n'excédant guère plus de 5 à
6 µm., avec ou sans liquide apparent à l'intérieur.
Généralement, lorsque les fulcres sont dressés
autour des périthèces ( d'environ 50 à 300 µm.
de diamètre ), à peine visibles à l'il
nu, si ce n'est qu'avec une forte loupe qui nous montre alors, que
de petits grains minuscules. La microscopie nous démontre en
ce cas-là, que tous ces fulcres dépassent de 2 à
3 fois la hauteur des périthèces. Les fulcres sont fréquemment
hérissés de petites excroissances en leur donnant un
aspect externe quelque peu raboteux ou parfois lisses dans toute leur
hauteur suivant les récoltes, les genres ou les espèces.
La littérature ancienne comme celle d'aujourd'hui, n'a donné
jusqu'ici aucun indice ou d'explication sur le rôle exercé
par ces fulcres, sinon qu'une valeur plus que très aléatoire
sur la reconnaissance d'un genre ou d'une espèce par la forme
simple, renflée, en crosse ou digitée à leurs
extrémités. En ce qui concerne le rôle joué
par ces fulcres, si on se réfère à l'explication
donnée par Viennot-Bourgin ( 1949 ), les fulcres auraient un
rôle stabilisateur du périthèce, ce qui à
priori semblerait plus plausible! En effet, si l'on veut se reporter
à son Vol. 1, intitulé "Les Champignons parasites
des Plantes cultivées"p. 261, voici ce que cet auteur
spécifie : "Ces fulcres constituent autour du périthèce
sec et complètement développé une couronne dont
tous les éléments sont dirigés verticalement
vers le sommet du périthèce. Dès que les feuilles
sont mouillées, on constate, que chez un très grand
nombre d'espèces, que les fulcres s'inclinent et constituent
une plaque équatoriale où toutes les extrémités
des appendices viennent se fixer sur la surface de la feuille et font
ainsi corps avec les lambeaux d'hyphes."
Comme précisé ci-dessus, toutes formes parfaites de
la famille des Erysifaceae, disposent toujours d'un périthèce
clos et ascogène. C'est donc bien un Ascomycète à
part entière, renfermant 1 à 6 asques contenant 1 à
8 spores, suivant les genres et les espèces. Aussi, comme cette
forme parfaite d'Ascomycète est constituée d'un périthèce
clos, on peut se demander de quelle manière s'opère
l'évacuation des asques et spores? En général,
les asques se constituent en automne et ce n'est qu'au ou vers le
printemps qui suit qu'évoluent les ascospores. La libération
des asques a lieu très variablement, soit par rupture triangulaire
apicale du périthèce et sous la forme de plusieurs dents
de scie ou soit par une gélification de la paroi du périthèce.
Les asques sont alors tous projetés à l'extérieur
et, en se gélifiant à leur tour, ceux-ci permettent
la libération de toutes les spores. A l'intérieur d'un
seul et même conceptacle, on peut trouver des asques contenant
un nombre inégal d'ascospores. Selon un certain nombre d'auteurs,
la quantité des asques dans un périthèce, ainsi
que la nature des fulcres, diviserait alors toutes les Erysiphacées
par les critères suivants :
1 ) Fulcres filiformes ± colorés, flexueux :
___a ) Plusieurs asques : Erysiphe.
___b ) Un seul asque : Sphaerotheca.
2 ) Fulcres hyalins divisés dichotomiquement à
leur sommet :
___a ) Fulcres insérés équatorialement, plusieurs
asques : Microsphaera.
___b ) Fulcres au sommet du périthèce, un seul asque
: Podosphaera.
3 ) Fulcres hyalins recourbés en crosse à leur sommet
: Uncinula.
4 ) Fulcres hyalins, raides, ampullaires à leur base
= Phyllactinia.
En outre, si l'on se fonde sur la nature du stade conidien (
Oïdiopsis
)
et le mode de formation du conceptacle ascogène, Arnaud ( 1921
) isola un genre nouveau pour cette époque : Leveillula.
Ce genre est représenté par L. taurica ( Lév.
) Arn. = (
Erysiphe taurica Léveillé ),
hébergé par différents végétaux.
Le stade conidien [
Oïdiopsis taurica ( Lév. ) Salmon ]
qui se caractérise par des hyphes presque toutes internes et
en émettant toujours des conidiophores portant à leur
sommet une conidie solitaire, effilée à sa partie apicale,
mais plus ou moins largement aplatie à sa base. Aussi, quant
aux périthèces, ils sont pourvus de fulcres assez peu
différenciés, flexueux et souvent ramifiés. C'est
par la nature du stade conidien que le Leveillula s'est rapproché
du genre Phyllactinia. En outre, il constitue une forme très
primitive des Erysiphacées.
Cela dit, le mécanisme de reproduction de cette famille des
Erysiphacées ne sera pas abordé ici, ni sur le plan
des formes parfaites ascogènes que sur celui des formes conidiennes,
en raison de sa très grande complexité et de la grande
pauvreté de nos connaissances actuelles, qui ne reposent que
sur des hypothèses ou certaines constatations, prises ça
et là, au gré d'un nombre très réduit
de genres et d'espèces. On ne peut appliquer aucune règle
générale dans ces conditions, tant les modes de reproductions
sont variables d'un genre ou d'une espèce à l'autre.
Pour clore ce trop long chapitre consacré à toute la
famille des Erysiphacées, on peut dire encore, que les formes
parfaites ascogènes, dotées d'un périthèce
clos, renferment un à plusieurs asques selon les genres et
les espèces. Ces asques sont variablement subglobuleux ou en
massues plus ou moins allongées. L'évacuation des spores
se fait à la suite de la gélification de l'asque. Les
spores peuvent être d'un nombre très variable, compris
entre 2 à 8 pour un asque, toujours suivant les genres et les
espèces. Pour ne citer qu'un genre extrêmement dangereux
et à l'origine de grandes destructions de nos forêts
entières de Chênes : Il s'agit du trop et célèbre
parasite Microsphaera alphitoides Grif. & Maubl., dont
la microscopie avait déjà été figurée
par une de nos diapositives à la Page A
: Répertoire Mycologie.com, pour sa forme qui n'est pas
sans rappeler étrangement celle de Microsphaera astragali
(
D. C. )
Sacc., par tous ses fulcres aux extrémités digitées,
aussi représenté ici à la Planche
6 : Fig.
14.
Les Clavicipitales : Cet Ordre comprend souvent des espèces
parasites des végétaux ou encore, saprophytes des animaux,
tout spécialement sur les insectes, comme : Cordyceps thyrsoides,
sur le dos d'un Diptère mort : Fig.
15. Cet Ordre des Clavicipitales comprend également
entre autre, l'Ergot du Seigle ou Claviceps purpurea, de triste
mémoire pour les empoisonnements qu'il causa. Ce Champignon
parasite les ovaires d'un assez grand nombre de graminées,
comme le Seigle. Les corpuscules noirâtres qui apparaissent
sur les épis des graminées hôtes sont des sclérotes
et sur lesquels se développent les corps fructifères,
une fois tombés à terre. Ces derniers ont la forme de
minuscules pédicelles, portant alors une masse gamosphérienne
où on voit ici, la section verticale enière en Fig.
16 et en même temps, le détail sur les ascothécies
par la Fig. 16a
Liens
hypertexte externes
à la Page 6 ( aller et retour )
:
www.mycologie.com
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A : Répertoire Mycologie.com
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Page
5 : Ascomycètes hypogés
(Tubérales)
= Truffes
(retour
)
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7 : Basidiomycètes ( sensu lato ) :
Urédinales
= Pucciniales = (
Rouilles ) & autres
( aller )
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