| Page 4: Morchrllacées & Helvellacées ( Figs. 1 à 10 ) = Liens hypertexte internes à la Page 4 & Planche 4 Les Morchellacées : Cette famille comprend à la fois les genres suivants : Morchella ( Morille) Figs. 1 à 4; Mitrophora, par exemple : Mitrophora semilibera = ( Morille bâtarde ou bien encore : Mitrophore à moitié libre ) aux Figs. 5 & 6; Verpa, avec Verpa digitaliformis = ( Verpe en forme de dé ou Doigt-de-gant ) pour la Fig. 7. Cette famille comme tous celles possédant à la fois un hyménium aux asques operculés ou bien suboperculés, devrait appartenir à l'Ordre des Discales ss. Le Gal ( 1953 ) = ( Pezizales ss. Litt. Contemporaine: "nom. rejet."pour cet Ordre dans la publication à venir et ne sera pas utilisé pour les Discomycètes aux asques operculés et pour ceux des suboperculés. Seule la Taxonomie de l'Ordre des Discales ss. Le Gal ( 1953 ) sera prise en compte ). Cet Ordre fait bien partie des Discales ss. Le Gal ( 1953 ), il est même reconnu comme tout à fait valide par "Ainsworth & Bisby's Dictionary of the Fungi": 7° édition : COMMONWEALT MYCOLOGICAL INSTITUTE ° KEW, SURREY : 1983 :125; Op. cit.: "used by Le Gal ( 1953 ) for Discomycetes". En effet, cet Ordre des Discales ss. stricto, doit se distinguer par les Discomycètes aux asques toujours operculés ou suboperculés dans la zone apicale, amyloïdes ou non sous réactif iodé selon les genres & espèces. Non seulement cet Ordre se différencie des inoperculés, comme celui des Hélotiales et des autres Ordres, dont tous les aspects macroscopiques et surtout par ceux de la microscopie, sont totalement opposés, à tel point, qu'ils ont souvent été confondus dans l'ancienne Littérature par tous les exemples qui vont suivre : ( En effet, l'attribution du seul nom de"Peziza"a été longtemps et lointainement utilisé pour de très nombreux genres & espèces venant de groupes appartenant aux inoperculés et même, relevant de périthèces de Pyrénomycètes, et au comble, pour décrire des espèces provenant de la flore des Phanérogames! Les noms de"Peziza"et celui de "Pezizales"seraient donc illégitimes, parce qu'ils représenteraient des homonymes toujours interdits par le C. I. N. B., malheureusement détournés de leurs véritables sens, aux profits d'obscures raisons, dictées généralement, par les grandes puissances qui détiennent le monopole de cet organisme, mais en tous les cas, presque jamais respecté dans toutes les règles imposées par ce "Code International de Nomenclature de Botanique"
En toute logique et surtout légitimement, les noms de"Peziza"& "Pezizales", d'où découle le nom générique de"Peziza", devraient à tout jamais disparaître de cette si étrange et très singulière Taxonomie mycologique, cependant, bel et bien définitivement adoptée en majorité, par toute la Littérature contemporaine
). La famille des Morchellacées, comme aussi celle des Helvellacées, comprend aussi donc et très fréquemment des Discomycètes d'assez grandes tailles et sont pour la plupart de bons comestibles, mais à condition d'être blanchis par une légère cuisson et surtout aussi, pour toutes les Morilles fraîches! Le corps fructifère des Morchellacées est ce que l'on nomme vulgairement : "le chapeau". En fait, la véritable Morille ( = Morchella ss. srticto ), de par son"chapeau", qui est constitué par une très grande multitude d'alvéoles concaves, ovales, elliptiques ou polygonales, qui sont pour tout autant, des ensembles d'apothécies, reliées les unes aux autres par des côtes longitudinales mais aussi transversales; de là donc, cette très logique appartenance aux nombreux "Discomycètes". En revanche, comme toute cette famille des Morchellacées comprend aussi comme on l'a déjà vu ci-dessus, des genres et des espèces dont l'apothécie ou encore le "chapeau", n'est formé uniquement que par un corps fructifère de forme conique et aussi de mitre où la partie hyménifère externe se présente lisse ou bien parfois plissée et sillonnée. Au sein de toute cette famille des Morchellacées, les teintes de plusieurs sortes d'apothécies ou"chapeaux" varient entre l'ocracé ou les bruns et les gris, tandis que le pied ou le "stipe", il est très souvent et généralement plus clair, très peu ou à peine blanchâtre, lisse ou bien sillonné. L'hyménium alvéolé du genre Morchella = Fig. 3, se compose d'asques toujours operculés & octosporés : Fig. 3a, ainsi que de paraphyses : Fig. 3b. Aussi, les asques operculés s'ouvrent par un opercule apical ( sorte de clapet à charnière ), et ceci, dès la maturité et par lequel les spores s'évacuent sous forme d'un nuage relativement blanchâtre, en émettant souvent chez de très gros discomycètes cupulés, un léger son explosif, du genre"pouf !" L'évacuation des spores se fait selon le sens ou la position de tous les asques par rapport aux emplacements des apothécies, c'est-à- dire : ( verticalement vers le haut ou bien latéralement ou encore vers le bas ) : Fig. 3c. L'illustration de la Fig. 3 est également valable pour les genres Mitrophora & Verpa, mais aussi pour tout l'ensemble des Discomycètes operculés de l'Ordre des Discales sensu Le Gal ( 1953 ). Pour le genre Morchella, on peut citer Morchella esculenta : Figs. 1 & 2; Morchella conica pour les Figs. 4 & 4a = macroscopie & microscopie d'une spore. Les Helvellacées : Cette famille est très vaste pour ses genres et espèces : Gyromitra esculenta et bien d'autres espèces de ce genre, se classent à ce jour dans cette famille : Figs. 8 & 8a = figures sur la macroscopie & la microscopie sur une spore de Gyromitra esculenta. On peut citer aussi le genre Helvella pour l'espèce Helvella crispa : Figs. 9 & 9a = macroscopie, ainsi que la microscopie d'une spore; puis également par celle de l'espèce au chapeau gris à noirâtre, en forme de mitre et surtout, pour son stipe plus sombre et considérablement plissé, par ses côtes souvent profondément sillonnées et assez lacuneuses, d'où son nom d'Helvella lacunosa : Fig. 10. En résumé, on peut dire que toute la section des Discomycètes de l'Ordre des Discales est aussi constituée d'un corps fructifère, composé par un hyménium, mais surtout avec des asques dont le sommet apical est operculé ou suboperculé; c'est donc pour cette cause qui a toute son importance, que cet Ordre se distingue de tous les autres. Par contre, à l'exemple des autres Ordres, les asques ont une réaction positive ou non en bleu sous réactif iodé, selon les genres & espèces, en se traduisant par les signes conventionnels de : ( J + ou J - ). En outre, comme la plupart des genres et espèces appartenant à d'autres Ordres que les Discales ss. Le Gal, les asques sont toujours entremêlés de paraphyses dressées en palissade et qu'elles dépassent même ceux-ci assez souvent, en leur assurant par-là, leur stabilité verticale. Mais le rôle joué par les paraphyses, surtout dans l'Ordre des Discales ne s'arrête pas là. En effet, c'est à elles à qui l'on doit les teintes générales de la plupart des hyméniums des Discomycètes et ceci, tout particulièrement bien dans la famille des Humariacées. Ce phénomène s'explique surtout par le type de protoplasma contenu à l'intérieur même de toutes les paraphyses. Ce protoplasma peut contenir à des divers degrés plus ou moins élevés, selon les genres et les espèces, pour des doses de bêta carotène comme pigment majeur, gamma carotène en pigment majeur ou bien aussi, par la présence à la fois de bêta carotène et de gamma carotène ou de tous ses dérivés oxygénés. En outre, beaucoup de genres et selon les espèces, tous ont leurs paraphyses qui se colorent en vert sous réactif iodé, tout comme les asques qui bleuissent ou non par ce même réactif, selon la nature des genres ou des espèces. Cependant, un très grand nombre de toutes ces paraphyses contiennent également des guttules oléagineuses et souvent réfringeantes, mais contenant aussi des petites granulations plus ou moins colorées. Les paraphyses ont la particularité d'être uni ou multiseptées, souvent simples et alors linéaires ou rameuses, mais alors, aussi très fréquemment épaissies par un sommet en forme de poire ou de massue; elles peuvent également être chevelues à l'apex par un gélin épithécial brunâtre et qui recouvre tout l'hyménium, comme chez Psilopezia nummularia Berkeley, très souvent confondu avec le Pachyella babingtoni ( Berk. ) Boudier, qui tous les deux sont des genres assez hygrophiles. Par ailleurs, l'hyménium ainsi constitué, repose sur un tissu composé d'hyphes entrelacées, puis ensuite, sur des cellules arrondies, elliptiques ou polygonales qui constituent la chair proprement dite. Chez certaines espèces, tout cet ensemble organique repose sur un subiculum ayant tous les aspects de filaments aux origines mycéliennes. En revanche, les hyphes placées directement aux abords de la base de l'hyménium sont toutes liées à ce dernier. Pour certaines d'entres elles, elles sont nommées "hyphes ascogènes" et de nature à engendrer des asques, alors que pour d'autres, elles resteront définitivement caduques. Pour un nombre de genres & d'espèces, la chair celluleuse, tout comme les hyphes, sont parfois d'une consistance assez relativement gélatineuse, ce sont alors généralement des Discomycètes de natures souvent hygrophiles. L'hyménium des Discomycètes operculés découlant tous de l'Ordre des Discales ss. Le Gal ( 1953 ) peut se présenter sous différents aspects. Il peut être soit concave ou aussi, assez souvent infundibuliforme et très fréquemment convexe. Les apothécies peuvent être sessiles ou stipitées. Cependant, certaines espèces ou certains genres possèdent souvent un hyménium aux teintes très vives, comme c'est le cas pour les membres de la famille des Humariacées = Aleuria aurantia (Fr.) Fuckel ( 1870 ) : [(voir Page 1: Généralités sur les champignons à la Planche 1 : Fig. 9 et une diapositive en couleur à la Page A : Répertoire Mycologie.com = (retour) aux Liens Hypertexte externes à la Page 4 )].
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