Planche 13 : Figs. 1 à 9                  

___________________________________________

Aperçu"Iconographique"sur diapositives de l'auteur.

( Figs. A à Z ) = Liens hypertexte internes à la Page 13.

( Description des figures )

BASIDIOMYCETES

Division : BASIDIOMYCOTINA

CLASSE DES HOMOBASIDIOMYCETES

( ss. W. Jülich, 1981 )

I : Ordre des Aphyllophorales Rea ( 1922 )

_________________________

II : Sous Ordres des Clavariales

Famille des Ramariaceae Corner ( 1970 )

1° : Genus : Ramaria ( Fr. ) Bonorden ( 1851 )

A *: Species / Typus : Ramaria flava ( Schaeff. ex Fr. ) Quélet ( 1888 ). Fig. A : 2 fructifications entières et une troisième vue en coupe transversale, montrant l’aspect tubuleux des rameaux ( jamais mentionné ou figuré dans toute la littérature ? ). Récolte de plusieurs sujets sous châtaigniers, dans la forêt de la commune de Sioniac, à environ 300 m d’alt., près de Beaulieu-sur- Dordogne, en basse Corrèze, le 27/08/1975. Cette espèce a été récoltée durant trois années de suite à la même époque et même habitat, depuis 1973. 

A

B : Species : Ramaria formosa ( Fr. ) Quélet

( 1888 ). Fig. B : Coupe verticale sur un sujet récolté le 04/08/1973, à terre sous hêtre ( même lieu que pour Ramaria flava de la Fig. A ).

B

____________________________ 

Famille des Clavulinaceae ( Donk ) Donk ( 1961 )

2° ) : Genus : Clavulina Schroeter ( 1888 )

A : Species / Typus : Clavulina cristata ( Holmsk. ex Fr. ) Schroeter ( 1888 ). Nota : les Figs. C à F proviennent de récoltes successives entre Août 1973 et Août 1975, sur terre nue et humide, aux abords de la rivière du Palsou, sous feuillus divers de la forêt communale de Sioniac, près de Beaulieu-sur-Dordogne, à environ 300 m d’alt., dans la basse Corrèze. Par conséquent, une sélection de prise de vue a été choisie selon les différents aspects macroscopiques et détails partiels de cette espèce. Fig. C : Ensemble de quelques fructifications ± éparses. Fig. D : 2 masses de sujets très cespiteux-fasciculés. Fig. E : Grossissement d’une fructification isolée. Fig. F : Détail sur les extrémités corniculées du sommet des rameaux.

C

D

E

F

B : Species : Clavulina rugosa ( Bull. ex Fr. ) Schroeter ( 1888 ). Fig. G : Récolte du 26/09/1976 au pied d’une souche de conifère, à terre parmi les aiguilles de sapin, au col des Goules, dans le Parc des Volcans d’Auvergne, à 1000 m d’altitude.

G

_____________________________

Famille des Clavariadelphaceae Corner ( 1970 )

3° ) : Genus : Clavariadelphus ( Fr. ) Donk ( 1933 )

Species / Typus : Clavariadelphus pistillaris  ( Fr. ) Donk ( 1933 ). Fig. H : Récolte du 02/11/1979, à terre le long d’un sentier forestier, sous conifères, au col de la Moreno, dans le Parc des Volcans d’auvergne ( Puy de Dôme ), à 1000 m d’altitude.

H

__________________________________

Famille des Clavariaceae Chevalier ( 1826 ) ss. stricto & ss. W. Jülich ( 1981 )

4° ) : Genus : Clavulinopsis van Overeem ( 1923 )

Species : Clavulinopsis dichotoma ( Godey ) Corner ( 1950 ). Fig. I : Récolte du 04/08/1977, sur terre boueuse, aux abords de la rivière du Palsou, sous feuillus de la forêt communale de Sioniac, près de Beaulieu-sur-Dordogne, en basse Corrèze, à environ 300 m d’altitude.

I

Fin non exhaustive du "II" Sous Ordre des Clavariales.

__________________________ 

I : Ordre des Aphyllophorales Rea ( 1922 ) suite :

III : Sous Ordre des Schyzophillales Pilát ( 1924 )

Famille des Cyphellaceae Maire ( 1902 ) ss. lato

Genus : Calyptella Quélet ( 1886 )

* Species / Typus : Calyptella capula ( Holmsk. ex Fr. ) Quélet ( 1888 ). Récolte du 03/11/1977 sur tige morte de Lampsana communis, aux abords du lac de Daumesnil, dans le Bois de Vincennes, à la limite de Paris. Fig. J & Fig. K : Macroscopie montrant l’espèce à deux grossissements différents. Fig. L : Microscopie sur basides, dans une préparation au "Rouge-congo" ammoniacal. Fig. M : Microscopie sur une spore vue dans une même préparation que pour la Fig. L. 

J

K

L

M

Genus : Lachnella Fries ( 1835 )

* Species / Typus : Lachnella alboviolascens ( A. & S. ex Fr. ) Fries ( 1835 ). Récolte du 03/06/1979 sur branche morte de sureau noir, à près de 600 m d’alt., en contrebas du Plateau de Gergovie, dans le département du Puy-de- Dôme ( Auvergne ). Fig. N & Fig. O : Macroscopie sur quelques réceptacles vus à deux grossissements différents.

N

O

__________________________________

V : Sous Ordre des Stereales Jülich ( 1981 )

Famille des Stereaceae Pilát ( 1930 )

1° ) : Genus : Stereum Hill ex S. F. Gray ( 1821 )

* A : Species / Typus : Stereum hirsutum ( Willd. ex Fr. ) Fries ( 1838 ). Récolte du 03/08/1972 sur châtaignier mort couvert de plus d’une centaine d’individus. Forêt de la commune de Sioniac, près de Beaulieu-sur-Dordogne, en basse Corrèze, à environ 300 m d’alt. Fig. P : Ensemble de quelques sujets.

Fig. Q : Détail agrandi de l’aspect strigueux du chapeau.

P

Q

* B : Stereum rugosum ( Pers. ex Fr. ) Fries ( 1838 )

Récolte du 16/12/1972 sur branche morte de chêne en Forêt d’Ermenonville ( Île-de-France ). Fig. R : Vue sur ensemble de quelques fructifications. Fig. S : Détail sur la marge piléique d’un sujet. Fig. T : Surface bosselée et finement veloutée de l’hyménium à fort grossissement. 

Fig. U : Même surface hyméniale montrant ses taches sanguinolentes à la suite de griffures.

R

S

T

U

* C : Stereum insignitum Quélet ( 1889 ). Récolte du 03/08/1972 sur branche morte de hêtre, dans la forêt de la commune de Sioniac, près de Beaulieu-sur-Dordogne, en basse Corrèze, à environ 300 m d’altitude. Fig. V : Une fructification vue de dessus en montrant sa surface piléique. Fig. W : Plusieurs sujets retournés et montrant la sous-face inférieure de l’hyménium. Fig. X : Même fructification qu’en Fig. V, mais également retournée et montrant sa sous face hyméniale inférieure. Fig . Y : Ensemble d’autres fructifications dont la surface piléique est partiellement recouverte d’algues vertes. Fig. Z : Détail agrandi d’un sujet dont la surface piléique est totalement recouverte d’algues vertes.

V

W

X

Y

Z

Page 13 : Basidiomycètes ( suite ) : Clavariacées et autres Aphyllophorales

( Nota : Selon certains auteurs, les *Clavariaceae ont été élevées au rang de Sous-Ordre des *Clavariales par rapport à l'Ordre des Aphyllophorales ss. lato. )

( Figs. 1 à 9 ) = Liens hypertexte internes à la Page 13 pour la Planche 13.

---------------------------------------------------------------

Symbole : Tous Chiffres et Lettres Majuscules suivis ou précédés d'astérisques ( * )  indiquent la présence de diapositives représentatives de genres & d'espèces, mais ne constituent en aucune façon de quelconques"Liens hypertexte internes à cette Page 13." Ces derniers sont toujours précédés de l’appellation suivante :
« Aperçu"Iconographique"sur diapositives de l’auteur. », suivie de la mention :
( Figs. A à Z ) = Liens hypertexte internes à la Page 13.
_________________________________________

CLASSE DES HOMOBASIDIOMYCETES
( ss. W. Jülich, 1981 )
Syn. = HYMENOMYCETES

( Suite des Pages 9 à 12 )

I : Ordre des Aphyllophorales Rea ( 1922 ), in Brit. Basidio. 799 pp. Cambridge Univ. Press, London (1922)

-INTRODUCTION-

Les Basidiomycètes contiennent certains groupes qui diffèrent sensiblement de ceux abordés dans les pages précédentes. Bien qu'ayant comme les précédents un mycélium et des hyphes septées, ainsi qu'un hyménium visible et des basides non cloisonnées, ils n'ont ni  lamelles, ni tubes & pores.
Nota : 
Pour ne pas alourdir cette page,  les énumérations des  genres & espèces, comme de leurs figurations et descriptions, ne comprendront ici et dans un premier temps, que les espèces déjà figurées à la Planche 13 : Figs. 1 à 9,  ou celles des plus représentatives des genres auxquels elles doivent appartenir. Ces espèces seront donc toujours mentionnées  par leurs références bibliographiques, mais précédées ou suivies d'une courte description générique et spécifique. Par conséquent, pour toutes ces raisons, seules quelques figures macroscopiques attachées à certaines espèces citées ci-dessous seront représentées ici, par les diapositives de l'auteur de ce Site. Les compléments "Icono- micrographiques" paraîtront donc ultérieurement, lors de la prise en compte des Classes, Ordres & familles.

_____________________

-Les champignons de la famille des Clavariaceae-
ss. lato

-ou II : Sous-Ordre des *Clavariales
( selon auteurs )

Chez les Clavaires, l'hyménium recouvre tout ou partie de la fructification ou seulement le sommet des rameaux et sont souvent de teinte différente. Les spores, ellipsoïdales, lisses ou verruqueuses, sont blanches, hyalines ou jaunâtres. Voir celles-ci aux  Figs. 3& 5.

___________________

Ce groupe de champignons se divise en plusieurs familles. Si l'on se base sur la classification de Walter Jülich ( 1981 ), in Higher Taxa of Basidiomycetes, (1981), où cet auteur comprend un assez grand nombre de familles, qui ne seront prises en compte qu'ultérieurement, lors des véritables classifications et monographies que ce Site abordera à l’avenir pour cette catégorie de champignons. Cette Page 13 comme les précédentes, ne sert uniquement qu'à une forme d'introduction ou d'entrée en matière à la connaissance des champignons.

( Voir : Page A : Répertoire Mycologie.com  ).   

Famille des Ramariaceae Corner ( 1970 ), in Suppl. to "A Monogr. of Clav. And All. Gen.": Beih. zur Nova Hedwigia, Heft 33 : 224 ( Verlag von Cramer, 1970 ) ss. W. Jülich, in Bibl. Myc. Vol. 85, pp. 146-147,

( Higher Taxa of Basidiomycetes ), Ed. J. Cramer

( 1981 ), = emend. R. H. Petersen, in Bibl. Myc. Vol. 79, 261 p. ( Ramaria subgenus Echinoramaria ), Ed. J. Cramer ( 1981 ), = ss. www.mycologie.com, mais non ss. Jülich, pp.146-147, ( 1981 ).

Genus : Ramaria S. F. Gray ( 1821 ), in Nat. Arr. Br. Pl. 1 : 655 ( 1821 ), emend. Donk ( 1933 ), in Rev. Niederl. Homob. Aphyll. 2 : 103 ( 1933 ) & Bull. Bot. Gdn. Buit. Ser. 3 : 17 : 177 ( 1941 ), ss. Corner = Op. cit. : Corner,"Clav. and All. Genera", in Ann. of Bot. Mem. n° 1 : 124 & 542-636, ( 1950 ), Reprinted ( 1967 ) & ss. Corner ( 1970 ) ss. auct. =
1° ) : Genus : Ramaria ( Fr.) Bonorden ( 1851 ), in Handb. Myk. p.166 ( 1851 ), ss. Jülich, pp. 146-147
( 1981 ) + Ainsworth & Bisby's, p. 326 ( 1983 ) = "Ramaria subgenus Echinoramaria" , [ emend. Ronald H. Petersen (1981 ), in Bibl. Myc. vol. 79, éd. J. Cramer ( 1981 )] = ss. www.mycologie.com, mais non ss. Jülich (1981).
Nota : La famille des Ramariaceae est sans nul doute la plus typique et la plus representative, par l'aspect très souvent coralloïde de ses espèces, mais surtout la plus importante de celle des Clavariacées ss. lato, d'avec celles des familles moins importantes des Clavulinaceae & Lentariaceae, aux rameaux relativement assez nombreux et aux formes également ± coralloïdes.
( Exemple : Ramaria formosa de la Fig. 1 et celle de la Fig. B ). Le genre Ramaria de la famille des Ramariaceae se reconnaît d'abord par son type coralloïdien, constitué par de très nombreux rameaux aux teintes multiples suivant les espèces et son habitat, surtout terricole et souvent humicole , mais plus rarement lignicole et ensuite, par ses spores le plus  souvent spinuleuses ou verruqueuses et très rarement lisses.
A* : Species / Typus : Ramaria flava ( Schaeff. ex Fr.) Quélet ( 1888 ), in Fl. Myc. p. 466 ( 1888 ), espèce typifiée par R. H. Petersen ( 1974 ), in "Contribution toward a monograph of Ramaria I. Some classic species redescribed"., in Amer. J. Bot. 61 ( 7 ) : 739-748 ( 1974 ). Voir Fig. A.  
Basionyme : Clavaria flava Schaeffer, in Fung. Bavar. vol. 2 : Pl. 175 ( 1763 ),  ex Fries, in Syst. Myc. 1 : 467 ( 1821 ) & Epicr. Syst. Myc., p. 571
( 1838 ) + Hym. Eur., p. 666-67 ( 1874 ).
Synonymes :  Clavaria sanguinea Persoon, in Obs. 2, t. 3, f. 5 ( 1799 ) non Coker = Ramaria sanguinea 
Clavaria flava var. divaricata Persoon, in Myc. Eur. 1 : 162 ( 1822 ); Clavaria lutea Vittadini, in Descr. Mang. t. 29, f. 3 ( 1835 ); Clavaria lutea Venturi, in Misc. Bresc., t. 41, f. 4 ( 1845-60 ); Clavariella flava ( Schaeff. ex Fr. ) Schroeter, in Krypt. Fl. Schles. 3 : 447 ( 1888 ).
Macroscopie : ( Extr. in litt. contemp. )
"Fructification à rameaux jaune pâle et plus allongés que R. aurea. Cette espèce, large de 100-150 ( 200 ) mm et haute de 60-150 mm, est issue d'un tronc trapu, solide, épais de 70 mm, duquel naissent plusieurs ramifications, aux rameaux divisés, larges de 15-30 mm et aux extrémités terminées par 2 courtes pointes ou par des excroissances rudimentaires en forme d'épines. Rameaux en "U" ou en"V". Tronc tuberculeux à base blanche, souvent un peu teintée de jaune soufre et ne se tachant pas au toucher. Rameaux jaunes à jaune d'œuf, aux pointes concolores. Chair blanchâtre, molle, ferme. Odeur faiblement désagréable d'Hypholoma fasciculare, saveur douce. Isolé ou, plus souvent en lignes ou en ronds de sorcières."

 (  Espèce terricole & humicole, bois de feuillus et de conifères; étages collinéens & alpins; comestible )

B* : Species : Ramaria formosa ( Fr.) Quélet 1888, in Fl. Myc. : 466 ( 1888 ) : Fig. 1 & Fig. B =
"Tronc épais, puis allongé, incarnat rosé; rameaux cylindriques, longs, rose orangé ou aurore avec l'extrémité citrine. Spore ovoïde pruniforme ( 0 mm 012 ), ocellée, citrine." = Op. cit. : Quélet ( 1888 ). D'après la litt. contemp. : "spores assez variables, verruqueuses, cylindriques ou largement elliptiques, ochracées, de 12 x 5 µm en moyenne".  

( Espèce humicole, bois de feuillus, ± toxique et sans valeur. Eur., Am. N., Asie & Australie. )

Basionyme : Clavaria formosa Fries, in Syst. Myc.

1: 466 ( 1821 ).
Synonymes : Clavariella formosa ( Fr. ) Karsten, in Hattsv. 2 : 185 ( 1882 ); Clavaria formosula Britzelmayer, in Hym. Südb. 8 : 287 ( 1885 );
Clavaria densa Peck, in Rept. N. Y. St. Mus. 41 : 79 ( 1888 ).

____________________

Famille des Clavulinaceae ( Donk ) Donk ( 1961 ), in Persoonia 1 : 4 : 4O7 ( 1961 ) ss. Jülich ( 1981 ) :
2° ) : Genus : Clavulina Schroeter ( 1888 ), in Cohn, Krypt.- Fl. Schles. 3 : 1 : 442 ( 1888 ).

Nota : Microscopiquement, ce genre se distingue par ses basides de une à deux stérigmates ( uni à bisporiques ), plus rarement tétrasporiques, clavées ou cylindriques-clavées, bouclées et présentant parfois une cloison transversale intermédiaire. Ses spores sont largement elliptiques, lisses, hyalines, guttulées, ( I- ). Aucune présence de cystide. Bien qu'il existe un très grand nombre d'espèces, variétés & formes diverses, découlant des deux espèces A & B mentionnées ci-dessous. Ce Site ne se bornera qu'à citer les 2 espèces les plus représentatives de ce genre et  fondées par Schröter en 1888 pour l'Hémisphère Nord. Mais depuis,  un très grand  nombre d'espèces sont venues s'ajouter. Elles sont cosmopolites ou alors seulement subtropicales à tropicales. ( Voir réf. bibliogr., citées ci dessus. )

A* : Species / Typus : Clavulina cristata (Holmsk. ex Fr.) Schroeter ( 1888 : Idem bibliogr. ci-dessus ).
Voir Fig. C, Fig. D, Fig. E & Fig. F.
Basionyme : Clavaria cristata Holmskjœld, in Beata ruris stia Fungis Danicis impensa.- Fol., 1, Otia 1, p. & f. 92 ( 1790 ),  ex Fries, in Syst. Myc. 1 : 473 (1821) + Epicr. Syst. Myc., 572 ( 1838 ) & Hym. Eur., p. 668 -669 ( 1874 ).
Synonymes : Clavaria cristata var. fallax Fries, in Syst. Myc.
1 : 473 ( 1821 ) : [( "specimens attaked by Rosellina" = Op. cit. Corner ( 1950, p. 312 )];
Clavaria fallax Persoon, in Myc. Eur.
1 : 167 ( 1822 ) & Clavaria trichopus Pers., ibid. 168;
Clavariella cristata ( Fr. ) Karsten, in Finl. o. Folk. 37 : 188 ( 1882 ); Clavaria cristata Fr. var. minor
Patouillard, in Tab. An., 2° Série, ( Fasc. 3 ), p. 116,  texte & Fig. N° 261 [( 1886 ) et non ("1884") indiqué par Corner ( 1950, p. 312 )]; Ramaria critata ( Fr. ) Quélet, in Fl. Myc., p. 464 ( 1888 ); ? Clavaria otusiuscula Britzelmayer, in Botan. Centralbl. 71 : 95 ( 1897 ). 
"Fructification 20-60 ( 80 ) mm de haut, formée de ramifications isolées ou fasciculées, clavées ou aplaties et se divisant plusieurs fois vers le sommet, par des rameaux blancs à crème ou ocracés; souvent parasités par Rosellina clavariae, en prenant alors une teinte grise ou gris-lilas. Rameaux épais de 5-10 ( 20 ) mm à la base.
Surface sillonnée longitudinalement, lisse. Extrémités souvent terminées par de nombreuses dents et aiguillons. Chair molle, un peu cassante. Odeur insignifiante, saveur douce. Le plus souvent cespiteux, mais aussi fasciculé ou isolé, formant parfois des ronds de sorcières.
( Toxique ou sans valeur. Sur terre, dans les forêts de feuillus et de conifères, de préférence parmi  les aiguilles  des pessières, plus rarement hors de forêt, parmi les herbes. Eté-automne. Répandu. Cosmopolite. )

B* : Species : Clavulina rugosa ( Bull. ex Fr.) Schroeter ( 1888 : Idem bibliogr. "2°" ) : Fig. 2 & Fig. G.
Basionyme : Clavaria rugosa Bulliard, in Herb. Fr., Pl. 448, fig. 2 ( 1789 ), ex Fries, in Syst. Myc. 1 : 473 ( 1821 ) & Epicr. Syst. Myc., 572 ( 1838 ).
Synonymes : Ramaria rugosa S. F. Gray, in Nat. Arr. 1 : 655 ( 1821 ); Ramaria rugosa ( Fr. ) Quélet, in Fl. Myc., p. 464 ( 1888 ); Clavaria pseudoflava Britzelmayer, in Hym. Südb. 8 : 14, f. 62 ( 1891 ) & Rev. Hym., p. 220 = forme jaunâtre ( 1909 );
? Ramaria rubescens Quélet, in Rév. Myc., p. 65
( 1892 ); Clavaria Herveyi Peck, in Ann. Rep. N. Y.
State Mus. 45 : 84 ( 1892 ); ? Clavaria rubescens
( Quél. ) Saccardo, in Syll. Fung. 11 : 136 ( 1895 );
Clavaria gigantula Britzelmayer, in Bot. Centralbl.
71 : 95, f. 98 ( 1897 ); Clavaria obtusiuscula
Britzelmayer, in ibid : 19, f. 97 ( 1897 ).
Cette espèce tient une place particulière dans ce genre, par la macrocopie assez variable de ses fructifications peu ou plus rarement ramifiées, par ces teintes passant du blanchâtre, blanc sale ou ocracé et même jusqu'au jaune-gris à verdâtre. Sa surface est sillonnée longitudinalement, ridulée et bosselée, parfois torsadée et aux extrémités obtuses ou aplaties, quelquefois ornées aussi par des expansions rudimentaires. Basides bisporiques.

( Toxique ou sans valeur. )

Fin non exhaustive de la Famille des Clavulinaceae

_____________________ 

Famille des Clavariadelphaceae Corner ( 1970 ), in Beihefte zur NOVA HEDWIGIA, heft  33 : Supplement to “A Monogr. of Clav. and All. Genera”, pp. 93-106. Ed. J. Cramer 1970.
Pour Corner ( 1970 ), cette famille comprend 8 genres divisés en de nombreuses espèces, dont le principal genre est Clavariadelphus ( Fr. ) Donk ( 1933 ), emend. Donk ( 1954 ), divisé lui-même en 17 espèces & variétés, ss. Corner ( 1970 ). La page  13 de ce Site ne prendra en compte que l’espèce type du genre Clavariadelphus.

3° ) : Genus : Clavariadelphus ( Fr. ) Donk
( 1933 ), in Rev. Niederl. Homobas. Aphyll. 2 : 72
( 1933 ), emend. Donk ( 1954 ), in Reinwardtia 2 : (1954).

* Species / Typus : Clavariadelphus pistillaris
( Fr. ) Donk ( 1933 ), in Rev. Niederl. Homobas. Aphyll. 2 : 73 ( 1933 ), ss. Corner ( 1950 & 1970 ).
Voir Fig. 4 & Fig. H.
Basionyme : Clavaria pistillaris Fries, in Syst. Myc.1 : 477 ( 1821 ).
Synonymes : Clvaria herculeana S. F. Gray, in Nat.
Arr.. 1 : 657 ( 1821 ); Clavaria spathulata Chevalier, in Fl. Gen. Paris, 1 : 108 & t. 8, f. 2
( 1826 ) ; Clavariella pistillaris ( Fr. ) Karsten, in
Rev. Myc. 3 : 21 ( 1881 ).
Parmi un certain nombre d’espèce, C. pistillaris se distingue par ses fructifications étroitement cylindriques et clavées, exceptionnellement hautes de 5 à “20” cm, dont les sommets peuvent atteindre entre 1,5 à “2” cm  de large. Ou alors et beaucoup plus souvent, elles se présentent par de courtes clavules ne dépassant guère plus de 15 à 30 mm de hauteur x 3 à 8 mm de large au sommet. Le sommet est toujours ± arrondi, plus rarement pointu, mais jamais plat comme chez C. truncatus. Ce sont des clavules simples, jamais ramifiées, mais parfois ±  fasciculées à la base. Leurs teintes varient du jaune clair au début, puis orange-brunâtre à jaune-brun, plus foncé à la base. Surface hyméniale striée verticalement, mate, glabre, se tachant de violet-brun au toucher. Chair spongieuse, blanche, molle, fibreuse, virant au violet-brun à la coupe. Odeur agréable mais faible, saveur amère. Fructifications isolées ou en groupes.

( Toxiques, sous feuillus & conifères, plaines et régions montagneuses. Europe & Asie )

Fin non exhaustive de la famille des Clavariadelphaceae.

________________________ 

Famille des Clavariaceae Chevalier ( 1826 ) ss. stricto, in Fl. Env. Paris, 1 : 102 ( 1826 ).

4° ) : Genus : Clavulinopsis van Overeem ( 1923 )
in Bull. Jard. Bot. Bruit., ser. 3 : 5 : 278 ( 1923 ).
Species : Clavulinopsis dichotoma ( God. ) Corner ( 1950 ), in Ann. of Bot. Mem. n° 1 “Clav. and All. Gen.”, p. 365 ( 1950 ). Fig. I.
Basionyme : Clavaria dichotoma Godey ( 1871 ), in
Quelques jalons pour une flore mycologique normande. Caen ( 1871 ). Op. cit. C.-C. Gillet,"Les Champ. n° 28, p. 766 ( 1874 ) : “Cespiteuse, blanche, rameaux dichotomes, allongés, flexueux, divergents, subcomprimés, obtus et arrondis ou q, q. f. dilatés-comprimés au sommet.
Habitat : Á terre sous les hêtres. Automne. "

Fin non exhaustive des Clavariacées ss. lato & stricto.

_________________________ 

III : Sous Ordre des Schizophyllales Pilát (1924), in Ann. Myc. 22 : 204 ( 1924 ) & 23 : 144 (1925).
Famille des Cyphellaceae Maire ( 1902 ) ss. lato, in Bull. Soc. Myc. Fr. 18 : 1-212, pl. 1-8 ( 1902 ).
[( = Famille des Crepidotaceae ( Imai ) Singer, in The Agaricales, p. 644 ( 1975 )] = [( Famille des Cyphellopsidaceae Jülich ( 1981 ), in Higher Taxa of Basidiomycetes, p. 274 ( 1981 )]. Cette famille comprend certains genres et espèces ayant une étrange ressemblance avec des Ascomycètes, notamment dans l’Ordre des Helotiales et autres, par leurs aspects cupulés ou disciformes, mais dont l’hyménium est constitué de basides à la place des asques que l’on rencontre chez les Ascomycètes. 

1° ) : Genus : Merismodes Earle ( 1909 ), in Bull. N. Y. Bot. Gard. 5 : 406 ( 1909 ). D’après Singer
( 1975, p. 665 ), ce genre ne comporterait que trois principales espèces, dont le Typus indiqué ci-dessous et environ trois autres espèces dont les nouvelles combinaisons ne sont pas indiquées par cet auteur.

Genus / Typus : Merismodes anomalus ( Pers. ex Fr. ) Singer ( 1975 ), in The Agaricales, p. 665
( 1975 ). Fig. 6 : Cette espèce se caractérise par de petites fructifications cupuliformes, urcéolées, turbinées ou orbiculaires, sessiles, fixées sur du bois mort de feuillus cortiqué ou non. Les réceptacles n’atteignent que 0,2-0,5 mm de large x 0,1-0,3 mm de haut. La face interne cupulée, est tapissée par un hyménium lisse, crème à ocracé, tout comme un discomycète cupulé ou disciforme,  mais ou les asques sont ici remplacés par des basides. Le revêtement externe est feutré par des poils brun clair apprimés et denses. La marge supérieure du réceptacle recouvrant l’hyménium est crème, floconneuse-fimbriée par les poils émergents. La consistance est molle à l’état frais, dure et cornée à l’état sec. En troupes denses, cespiteuses, recouvrant de grandes surfaces de l’ordre du décimètre carré. Répartition : cosmopolite.    Basionyme : Peziza anomala Persoon ( 1796 ), in Observ. Myc. p. 29 ( 1796 ) & (  Pers. ex Fr. ) Fries ( 1822 ), in Syst. Myc. 2 : 106 ( 1822 ).
Synonyme : Solenia anomala ( Pers. ex Fr. ) Fries
( 1874 ), in Hym. Eur., p. 596 ( 1874 ) & ss. auct…
2° ) : Genus : Calyptella Quélet ( 1886 ), in Enchir. F., p. 216 ( 1886 ) & Fl. Myc., p. 25 ( 1888 ).

* Species / Typus : Calyptella capula ( Holmsk. ex Fr. ) Quélet ( 1888 ), in Fl. Myc., p. 25 ( 1888 ).
Fig. J, Fig. K, Fig. L & Fig. M.
Basionyme : Peziza capula Holmskjœld ( 1799 ), in Fung. Dan. 2, t. 22, Nov. Act. Hafn. 1. p. 286, f. 7
( 1799 ), ex Fries ( 1822 ), in Syst. Myc. 2 : 123
( 1822 ).
Synonyme : Cyphella capula ( Holmsk. ex Fr. ) Fries, in Epicr. Syst. Myc. p. 568 ( 1838 ) & Hym. Eur. p. 664 ( 1874 ) & ss. auct… 
Fructification cupulée et stipitée, entièrement blanche, ou ± crème, très finement veloutée extérieurement et ± ciliée ou crénelée à la marge sinueuse de la cupule, qui surplombe un hyménium lisse et blanc à blanc crème selon l’âge. ( L’aspect velouté de l’extérieure de la fructification n’est visible que par temps sec ). 
La totalité du réceptacle mesure environ 2-5 x 2-7 mm et le stipe ne dépasse guère 2 x 0,5 mm. Consistance délicate, molle. Isolés ou en groupes sur débris végétaux et bois morts, aux endroits humides. Été & automne. Cosmopolite.

3° ) : Genus : Lachnella Fries ( 1835 ), in Corp. Flor. Proc. 1. Floram Scanicam, p. 343 ( 1835 ).
* Species / Typus : Lachnella alboviolascens ( A. & S. ex Fr. ) Fries ( 1835 idem ci-dessus ). Fig. N & Fig. O.
Basionyme : Peziza albo-violascens Albertini & Schweinitz ( 1805 ), in Consp. Fung. Nisk., p. 322, t. 8, f. 4 ( 1805 ) ex Fries ( 1822 ), in Syst. Myc. 2 : 96 ( 1822 ).
Synonymes : Peziza fallax Letellier ( 1829 ), in Fig. champ., tab. 615, f. 1 ( 1829 ) ; Corticium dubium Quélet ( 1875 ), in Champ. Vosges, III, p. 444, Pl. 1, f. 10 ( 1875 ) ; Cyphella pezizoides Zopf ( 1879 ), in Zopf & Sydow, Myc. March. n. 1. ic. ( 1879 ).
Réceptacles urcéolés, orbiculaires ou discoïdes, sessiles, fixés par un point central au substrat, ne dépassant guère 0,5-1,5 mm de diamètre. La partie externe est revêtue par un tomentum cotonneux ou ± laineux et blanchâtre, se prolongeant jusqu’à une marge bourrelée et souvent sinueuse. Hyménium lisse, plan ou faiblement concave, variablement gris cendré, olivâtre ou assez souvent avec des reflets bleuâtres ou violacés. Consistance céracée, molle. En troupes, plus rarement cespiteux, sur débris végétaux morts. Fin du printemps à l’automne. Cosmopolite. ( Si l’on n’observait pas les basides qui constituent l’hyménium de ce champignon, il pourrait être confondu avec un ascomycète de la famille des Hyaloscyphaceae ).
Nota : Pour les espèces des 3 genres de la Famille des Cyphellaceae qui viennent d’être abordés ci-dessus, on a pu voir que le nom générique de "Peziza" a été utilisé jadis, un très grand nombre de fois pour désigner des genres de la Classe des Basidiomycètes et toutes sortes d’autres flores, jusqu’à celle des Phanérogames ( v. Basionymes ou Synonymes ).
Ces exemples viennent pleinement justifier la prise de position de ce Site, pour l’abandon de cette appellation générique de "Peziza", en Page 4 : Morchellacées & Helvellacées. En effet, ce nom générique de "Peziza" est utilisé définitivement par toute la littérature contemporaine d’aujourd’hui, pour désigner la section des Discomycètes operculés de la Classe des Euascomycètes, sous ce vocable de "Peziza" et surtout, en le faisant rentrer désormais dans l’Ordre des "Pezizales" d’où découle inévitablement le genre "Peziza" !!

Fin non exhaustive de la  Famille des Cyphellaceae.

____________________________

 IV : Sous Ordre des Corticiales et analogues
( Nom nouv. )
Famille des Corticiaceae Herter ( 1910 ) ss. lato, in Kryp. Fl. Brandenb. 6 : 70 ( 1910 ).
( = Aleurodiscales, fam. des Aleurodiscaceae Jülich
( 1981 ), in Higher Taxa of Basidiomycetes, pp. 96-97, 1981 ). Ici  aussi, la Fam. des Aleurodiscaceae Jïlich ( 1981 ), possède des espèces dont la structure n’est pas sans rappeler celles de certains Ascomycètes disciformes, comme l’espèce Lachnellula subtilissima, qui pourrait être confondue avec Aleurodiscus amorphus dont l’hyménium est formé de basides.

1° ) : Genus : Aleurodiscus Rabenhorts ex Schroeter ( 1888 ), in Cohn, Krypt. Fl. Schles. 3 : 1 : 429 ( 1888 ). Nota : A part  A. amorphus & A. disciformis, ce genre est très peu présent en Europe, sinon dans les régions boréales. La plupart de ses espèces se situent pour quelques-unes au Nord des USA et l’extrême Nord de l’Amérique, mais la majorité provient surtout de l’hémisphère Sud et tout particulièrement du Sud-Est asiatique & des Terres Australes.
Synonymes : Acanthophysium ( Pilát ) Cunningham
( 1963 ), in Bull. New. zeal. Dep. Sci. Ind. Res. 145 : 150 ( 1963 ); Acanthophysellum Parmasto ( 1967 ), in Esti NSV Tead. Akad. Toimet. Biol. 16 : 4 : 377
( 1967 ).   

A : Species / Typus : Aleurodiscus amophus ( Fr. ) Schroeter ( 1888 ), in Krypt. Fl. Schles. 3 : 1 : 429
( 1888 ).
Basionyme : Thelephora amorpha Fries ( 1828 ), in Elench. Fung. 1 : 183 ( 1828 ).
Cette espèce se révèle par des fructifications arrondies ou disciformes et pulvinées, parfois un peu cupulaires, de 1-7 mm de diamètre, isolées ou en groupes. La surface hyméniale est lisse, farineuse, mate, orange pâle ou rouge-orange, rose-gris pâlissant dans la vieillesse. Marge frangée-fibreuse et souvent réfléchie, blanchâtre, feutrée. Consistance céracée, molle. Le plus souvent en petits groupes ou cespiteux, émergeant des bois morts cortiqués de sapin blanc, plus rarement sur épicéa. Répartition : Eur. Am.du N. & Asie.

B : Species : Aleurodiscus sparsus ( Berk. ) von Höhnel & Litschauer ( 1907 ), in Beiträge zur Kenntnis der Corticieen. Sitzber. d. K. Akad. d. Wiss. Wien, Math. Naturw., 116 : tab. 3 extr., fig. 2 ( hym. ) 739-852 ( 1907 ). Fig 7, a & b .
Basionyme : Stereum sparsum Berkeley ( 1845 ), in Dec. III-VII. Austrlian Fungi, n. 136. In Lond. J. Bot. 4 : 42-73 pls. 1,2. ( 1845 ).
Synonymes : Hypochnus sparsus ( Berk. ) Burt
( 1916 ), in Thleph. North Amer. VI, Ann. Missouri Bot. Gard. III : 225 ( 1916 ), ss. Bourd. & Galz.
( 1927 ); Aleurodiscus Peteloti ? Patouillard
( 1924 ), in Bull. Tr. Soc. Myc. Fr. 40 : 1 : 31-32, f. a à b ( 1924 ). Nota : La nature confuse et contradictoire de la description de N. Patouillard pour son espèce par rapport à A. sparsus qu’il présente comme "analogue" à A. Peteloti, laisserait penser qu’il y a synonymie entre ces deux espèces. En effet, le sens qu’il donne à "glœocystides", ainsi que l’absence de ces articles, aussi bien pour son espèce que pour celle d’Aleurodiscus sparsus prête à confusion. Or, comme le montre la Fig 7, a & b, Aleurodiscus sparsus présente bien en "a" des dendrophyses et en "b" des glœocystides.

____________________________

V : Sous Ordre des Stereales Jülich ( 1981 ), in Higher Taxa of Basidiomycetes, p. 196. [( Bibl. Myc. n° 85. Ed. J. Cramer ( 1981 )].
Famille des Stereaceae Pilát ( 1930 ), in Hedwigia 70 : 34 ( 1930 ).
1° ) : Genus : Stereum ( Hill, 1751 ) Persoon ex S. F. Gray ( 1821 ), in Nat. Arr. Brit. Pl. 1 : 652
( 1821 ) ss. lato = Stereum Hill ex S. F. Gray
( 1821 ) ss. stricto, emend. Boidin, in Rev. Myc.23 : 3 : 318-346 ( 1958 ) & 24 : 3 : 197-225 ( 1959 ).
Protonyme : Stereum Hill ( 1751 ), in Gen. nat. Hist. 2 : 34 ( 1751 ) : op. cit. : Donk ( 1957 ), in Taxon 6 : 115-116 ( 1957 ) :  "The Gen. Nam. Hym." =  Repr. Ed. J. Cramer ( 1966 ).

* A : Species / Typus : Stereum hirsutum ( Willd. ex Fr. ) Fries ( 1838 ), in Epicr. Syst. Myc., p. 549
( 1838 ) & Hym. Eur. p. 639 ( 1874 ). Fig. 8 + Fig. P & Fig. Q.
Basionyme : Thelephora hirsuta Willdenow ( 1787 ), in Fl. Berol., p. 397 ( 1787  ) ex Fries ( 1821 ), in Syst. Myc. 1 : 439 ( 1821 ),” cum syn. & var.” 
Synonyme : Thelephora hirsuta ( Willd. ) Persoon
( 1799 ), in Obs. Myc. 2 : 90-91 ( 1799 ) & Syn. Meth. Fung., p. 570 ( 1801 ).
Extr. Bourd. & Galz. ( 1927 ) : "Etalé, réfléchi ou conchoïde, confluent et imbriqué, rarement cyathiforme, fixé par le centre, coriace élastique, hérissé strigueux, légèrement zoné, blanchâtre, jaunâtre, grisâtre ou fulvescent ; marge jaune souci ou fauve ; hyménium lisse, glabre, jaune pâle, souci, chamois pâlissant, noisette ou fumeux.- Villosité du chapeau à poils libres ou réunis en mèches, à parois épaisses…" Toute l’année sur bois morts de feuillus divers. Sporée beige en masse, vers 5 B 4 du code "Meth. Handb. of Colour", mais spores hyalines vues séparément dans l’eau sous microscope. Cosmopolite.

* B : Stereum rugosum ( Pers. ex Fr. ) Fries (1838), in Epicr. Syst. Myc., p. 552 ( 1838 ) & Hym. Eur., p. 643 ( 1874 ). Fig. R, Fig. S, Fig. T & Fig. U.
Basionyme : Thelephora rugosa Persoon ( 1797 ), in Tent. Disp. meth. Fung., p. 30 ( 1797 ) + Syn. Meth., p. 569 ( 1801 ) & Myc. Eur. 1 : n. 30-34
( 1822 ), ex Fries ( 1821 ), in Syst. Myc. 1 : 439 (1821). 
Synonyme : Haematosterum rugosum ( Pers. ex Fr.) Pouzar ( 1959 ), in Česká Mykol. 13 : ? ( 1959 ) : “Haemastostereum” Pouzar ( 1959 ) = Stereum (  Ster. ) fide Donk ( 1964 ), op. cit. :  in Ainsworth & Bisby’s, Diction. of the Fungi, p. 173 ( 1983 ).
Ici, contrairement à la plupart des espèces du genre Stereum, cette espèce présente des fructifications dont la surface piléique visible, ne se résume qu’à une marge villeuse ± réfléchie, alors que l’ensemble des espèces de ce genre est généralement suspendu par un seul point d’attache au substrat, en montrant la face piléique "super" et un hyménium "infère". Les fructifications de cette espèce se présentent au contraire, par des "croûtes" épaisses de 0,5-2 ( 3 ) mm, entièrement adhérente au substrat, par un hyménopode ou hyphes sous-hyméniales, surmontées par un hyménium supérieur souvent multi stratifié, dont la face supérieure visible est bosselée et quelque peu veloutée, de teinte ocracée, ± olivâtre à brun clair ou brun-orangeâtre, se tachant de rouge sanguinolent par blessures ou griffures. Ces "croûtes" peuvent s’étaler sur quelques centimètres ou décimètres et sont délimitées au pourtour par une marge villeuse, souvent strigueuse, à zones concentriques orangeâtres, assez facilement détachables dans la vieillesse. Consistance coriace, tenace à l’état frais, dure, croûteuse et cassante à l’état sec. La stratification de l’hyménium se reconnaît chez les exemplaires pérennes ( in litt. : "jusqu’à 20 couches" ). Sporée crème en masse, vers 4 A 3 du code "Meth. Handb. of Colour", mais spores hyalines vues séparément dans l’eau sous le microscope. Toute l’année, sur bois morts de feuillus divers, cortiqués ou non. Cosmopolite. 

* C : Stereum insignitum Quélet ( 1889 ), in 17°  suppl. des "Champ. Jur. & Vosges", p. 749 [ In C. R. Ass. franç. Av. Sci. ( Paris, 1889 ) 18 ( 2 ). 1890 ].
Fig. V, Fig. W, Fig. X, Fig. Y & Fig. Z. 
Malgré sa similitude avec Stereum subtomentosum Pouzar, qui est une espèce hygrophile, S. insignitum est au contraire une espèce thermophile, préférant les lieux secs et chauds et croît presque essentiellement  sur branches mortes de hêtre. En fait, c’est une espèce assez "remarquable" comme son nom spécifique la désigne ! Ses fructifications conchoïdes sont souvent constituées par des chapeaux de 2-7-( 10 ) cm de long et de 1-3-( 4,5 ) cm de projection, très minces ( 0,4-0,7 mm ) dimidiés ou flabellés, étalés, réfléchis, largement fixés ou greffés par des pseudostipes rudimentaires et durs, ornés d’étroites zones veloutées, brun rouillé, puis glabres, fibreuses, brillantes, brun vineux sombre avec l’âge, alternant en camaïeu avec des zones plus claires, feutrées-tomentueuses mais non laineuses hirsutes, brun fauve, mais très souvent entièrement verdies par des algues "vert-de-gris". Marge aiguë, onduleuse, lobée, beige ochracé. L’hyménium "infère" est lisse, ridé radialement, un peu zoné par transparence, ocre pâle, parfois taché de rose, sordide à la fin. Trame de 0,4 mm d’épaisseur, coriace, puis rigide et dure en séchant, crème blanchâtre, surmontée d’un cortex bien défini, épais de 0,1-0,18 mm, brun rouge, brillant. Sporée crème en masse, entre 5 A 3 & A 4 du code "Meth. Handb. of Colour", mais spores hyalines vues séparément dans l’eau sous le microscope. Toute l’année, sur branches mortes de hêtre en régions ± arides, mais toujours relativement tempérées et ± chaudes. Presque cosmopolite, en se situant mais ne dépassant pas plus de 1.000 kms de latitude nord du 40° parallèle.           

2° ) : Genus : Chondrostereum Pouzar ( 1959 ), in Česká Mykol. 13 : 7 ( 1959 ). Fam. des "Stereaceae" selon "Ainsworth & Bisby’s Diction. of the Fungi, p. 78 ( 1983 ) ou Fam. des "Corticiaceae" ss. auct. ??
[( Genre non mentionné par Jülich ( 1981 )]

Species / Typus : Chondrostereum purpureum
( Fr. : Fr. ) Pouzar ( 1959 ), in Česká Mykol. 13 : 17
( 1959 ). Fig. 9. 
Basionyme : Thelephora purpurea Fries ( 1821 ), in Syst. Myc. 1 : 440 ( 1821 ).
Synonyme : Stereum purpureum Fries ( 1838 ), in Epicr. Syst. Myc. , p. 548 ( 1838 ) & Hym. Eur. p. 639 ( 1874 ).
Fructification résupinée puis réfléchie, confluente. Hyménium pourpre, pâlissant avec l’âge. Surface supérieure blanchâtre, strigueuse. Bois de feuillus. Saprophyte ou parasite (agent de la maladie du plomb des arbres fruitiers). Cosmopolite.

Fin non exhaustive de la Famille des Stereaceae.

_________________________________________

Liens hypertexte externes à la Page 13 ( aller & retour ) :

www.mycologie.com  ( retour )
> page d’accueil   ( retour )

Page A : Répertoire Mycologie.com    ( retour )

Page 12 : Basidiomycètes ( suite ) : Hydnacées ss. lato et Cantharellacées :
( Aphyllophorales )( retour )

Page 14 : Basidiomycètes ( suite ) : Subdivision des Gastéromycètes. ( aller )