Planche 11 : Figs. 1 à 11

__________________________________________
Large aperçu"Iconographique"sur diapositives de l'auteur.
( Figs. A à Z ) & ( Figs. 27 à 130 ) =
Liens hypertexte internes à la Page 11.

( Description des figures )

BASIDIOMYCETES
Division : BASIDIOMYCOTINA
CLASSE DES HYMENOMYCETES
( ss. lato )
Ordre des Boletales Gilbert ( 1931 )
Famille des Boletaceae Chevalier ( 1828 )

Typus : Boletus Linn. ex Fries ( 1821 )
Typus species : Boletus edulis Bull. ex Fries, 1821 = (Cèpe de Bordeaux)
Boletus reticulatus Schaeffer ( 1794 )
Nota : La différence entre le Boletus edulis type réside par la teinte des tubes & pores : d'abord blanchâtre, puis virant au jaune presque verdâtre et par son habitat généralement sous feuillus = Fig. A, Fig. B & Fig. C : Morphologie de différents carpophores à plusieurs stades de leur croissance, répartis sur un certain nombre de récoltes. Fig. D : Détail sur la réticulation du stipe. Fig. E = Section verticale sur 3 jeunes sujets montrant leurs tubes encore blanchâtres. Fig. F : Détail sur tubes jaunes à verdâtres ( vue horizontale avec point d'encrage sur la gauche et terminaison à droite ). Fig. G : Détail sur pores encore jaunes avant verdissement. (comestible)

Boletus aereus Bull. : Fries ( 1821 ) = ( Cèpe bronzé ou Tête de nègre ) Fig. H : Carpophore d'un seul individu entier et déterré + Fig. I : Section verticale entière du même sujet. (Comestible)

Boletus luridus Schaeffer. : Fries ( 1821 ) = (Bolet blafard) Fig. J & Fig. K : Sujets provenant de deux récoltes différentes ( Août 1972-74 ). Fig. L : Section verticale sur récolte d'Août 1974. Fig. M : Détail sur la réticulation aux mailles brunâtres du stipe d'un sujet récolté en Août 1974. Fig. N : Détail sur les pores du sujet précédent. Même station que ci-dessous. ( Bolet très toxique ! )

Boletus erythropus ( Fr. : Fr. ) Pers. ( 1796-1801 ) =
( Bolet à pied rouge ) Fig. O, Fig. P & Fig. Q : Exemplaires d'une récolte de mai 1972, dans les monts du Livradois, à 1.100 m d'altitude, en forêt de feuillus & de conifères mélangés, près d'Ambert ( Dépt. du Puy-de-Dôme, en Auvergne ). Fig. R : Section verticale sur l'un des sujets des Figs. O à P, après bleuissement de la chair ayant disparu après quelques instants d'exposition à l'air et au soleil. Fig. S : Détail sur les pores. Fig. T : Section partielle et verticale montrant à la fois, la chair piléique après son bleuissement & détail sur les tubes s'y rattachant. ( Excellent comestible ). Pour cette belle espèce, [( Dans les"Champ. d'Eur. Occ.", p. 38, de ( 1988 )], Marcel BON ne fait que confirmer ce qui a déjà été précisé ci-contre ( cellule ivoire de droite de cette page 11 ). En effet, cet auteur rapporte les termes suivants : "`la récompense du mycologue´pour ses qualités culinaires connues des initiés".    

Boletus rhodoxanthus ( Krbh. ) Kallenbach (1926- 1938) : [ Die Röhrlinge, in Pilze Mitteleuropas : 2 (1-19),
(1926?-38)] # Ouvrage non consulté # = (Bolet à pores et à chair jaune) Fig. U : Récolte d'août 1973 : ( même station que pour le Boletus erythropus des Figs. O à T ). Fig. V : Section verticale du même sujet représenté à la Fig. U. Fig. W : Détail sur les pores. Fig. X, Fig. Y  & Fig. Z : Récolte d'août 1974 pour des sujets vus sous plusieurs angles (même station que pour les Figs. U à W ). (non comestible)

Boletus queletii Schulzer ( 1885 ) = (Bolet de Quélet)
Fig. 27, Fig. 28 & Fig. 29 : Divers aspects de sujets muscicoles récoltés en août 1973, sous conifères & feuillus mélangés, à 1100 m d'altitude, dans la même station que pour les Figs. J à Z. Fig. 30 : Section verticale sur l'un des carpophores. Fig. 31 : Détail sur les pores. (non comestible)

Boletus satanas Lenz ( 1831 ) = (Bolet de Satan)
Fig. 32, Fig. 33 & Fig. 34 : Plusieurs  sujets vus à des agrandissements progressifs. Fig. 35 : Coupe verticale sur l'un des carpophores. Fig. 36 : Détail sur les mailles de la réticulation du stipe. Fig. 37 : Détail sur les pores. Récolte d'août 1975, au sud de la Corrèze, près de Beaulieu-sur- Dordogne, à près de 350 m d'altitude.
( Boletus satanas est très toxiques )   

Boletus calopus Fries ( 1821 ) = ( Bolet à beau pied )
Fig. 38 : Deux sujets provenant d'une récolte d'août 1972, parmi bien d'autres venant de la même station que pour les Figs. J à Z & celles des Figs. 27 à 31. Fig. 39 : Sections verticales sur les deux sujets de la Fig. 38. Fig. 40 : Détail sur réseau réticulé du pied. Fig. 41 : Détail de la surface pulvinée des pores. ( cette espèce est immangeable en raison de son amertume et serait même très toxique selon certains auteurs ) 

Boletus radicans Pers. : Fries ( 1821 ) sensu Kallenbach ( 1934 ) = ( Bolet radicant ) Fig. 42 : Vue sur un sujet récolté en août 1979 à la même station que ci-dessus et sous feuillus à 1100 m d'altitude ( Monts du Livradois ). Fig. 43 : Détail sur le haut du stipe en position horizontale avec une vue partielle de la surface "porée" et ± pulvinée. Fig. 44 : Section verticale du sujet montrant le net bleuissement de la chair, surtout au niveau du chapeau, en s'atténuant à mi-hauteur du stipe. ( espèce toxique )

Boletus speciosus Frost ( 1874 ) = (Bolet remarquable) Fig. 45 & Fig. 46 : Plusieurs individus vus à deux agrandissements progressifs : [( même station à 1.100 m d'altitude, dans les Monts du Livradois,( idem ci-dessus ) mais en août 1975 ]. Fig. 47 : Détail sur la réticulation d'un stipe. Fig. 48 : Section verticale d'un sujet montrant le bleuissement intense de la chair du chapeau et le rougissement interne du pied. Fig. 49 : Détail de la surface"porée" de l'hyménium. ( non comestible )

Typus species : Suillus grevillei ( Klotzch. : Fr. ) Singer (1945) = ( Bolet élégant ou beurré ) Récolte d'août 1972, sous conifères, à 1.000 m d'altitude, dans le Parc des Volcans d'Auvergne. Fig. 50 & Fig. 51 : Plusieurs sujets annelés vus sous des angles différents. Fig. 52 : Section verticale sur l'un d'eux et accompagné d'un sujet renversé, montrant à la fois son hyménium "poré" & la zone annelée de son stipe. Fig. 53 : Jeune primordium encore voilé au niveau de son hyménium, avant que son voile ne retombe sous la forme d'anneau autour de son stipe. Fig. 54 : Détail agrandi de la face "porée" de l'hyménium. ( comestible )

Suillus luteus ( Linn. ) S. F. Gray ( 1821 ) = (Bolet nonnette) Récolte d'août 1972 à la même station que ci-dessus. Fig. 55 : Spécimen vu de dessus.
Fig. 56 : Le même, couché et montrant son voile recouvrant tout l'hyménium, avant de retomber sous forme annulaire autour du stipe. Fig. 57 : Section verticale avec vision du voile reliant la marge du chapeau jusqu'au stipe.
Fig. 58 : Détail de la surface "porée" de l'hyménium de teinte jaune vif. ( comestible )

Suillus granulatus ( Linn. : Fr. ) O. Kuntze ( 1898 ) = (Bolet granulé) Fig. 59 : Récolte à la même époque et même station que ci-dessus, ( 2 sujets vus sous deux angles différents ). Fig. 60 : Trois spécimens dont un est vu en section verticale. Fig. 61 : Détail de la surface hyméniale "porée". ( Cette espèce est totalement privée d'anneau autour du stipe et est également comestible)


Famille des Strobilomycetaceae Gilbert ( 1931 )

Typus species : Strobilomyces strobilaceus ( Scop. ex Fr. ) Berkeley ( 1851 ), in Decades of Fungi, XXXIV : 78 (1851) = ( Bolet pomme de pin ) Fig. 62 :  Un seul spécimen récolté en août 1977 dans la basse Corrèze, sur un talus bordant un sentier, sous couvert de feuillus, près de Beaulieu-sur-Dordogne, à environ 350 m d'altitude : Vu de profil du sujet entier et déterré.
Fig. 63 : Le même sujet renversé et montrant en partie son hyménium aux pores brunâtre, ainsi que la marge de son chapeau, encore revêtue des restants de son voile laineux et fibrillaire. Fig. 64 : Section verticale, toujours sur le même sujet. Observation : D'après la littérature, ce genre assez rare  ne pourrait comprendre que cette seule espèce non comestible, aux spores arrondies et toutes particulièrement ornées par un réseau fait de grossières crêtes réticulées, contrairement au genre suivant, avec spores elliptiques et totalement lisses, mais rentrant cependant dans cette même famille sous le nom de Porphyrellus porphyrosporus ( Fr.) Gilbert ( 1931 ),  genre pourtant classé dans la famille des Boletaceae Jülich ( 1988 ) ? et placé ci-dessous, dans la famille des Strobilomycetaceae par la plupart des auteurs actuels. ?

Porphyrellus porphyrosporus ( Fr.) Gilbert ( 1931 ) = (Bolet noirâtre) Fig. 65 & Fig. 66 : Egalement un seul et unique sujet récolté en août 1975, en sous-bois de conifères du Parc des Volcans d'Auvergne, à 1.000 m d'altitude. Spécimen vu sous deux angles différents. ( non comestible )

_________________

Addenda à la Famille des Boletaceae

Typus : Leccinum S. F. Gray ( 1821 )
Species : Leccinum rufum ( Schaeff. ) Kreisel H.
(1987) = Leccinum aurantiacum ( Bull. ex St. Amans )
S. F. Gray ( 1821 ) = ( Bolet orangé ) Fig. 67 & Fig. 68 : Deux jeunes sujets récoltés en août 1972 & 1979, sous feuillus, en basse Corrèze, près de Beaulieu-sur-Dordogne, à ± 350 m d'altitude. Fig. 69 & Fig. 70 : Un spécimen adulte présenté sous deux angles différents. Fig. 71 : Section verticale entière du sujet précédent ( Figs. 69 & 70 ). Fig. 72 : Section verticale partielle sur la chair et les tubes du chapeau. Fig. 73 : Détail de la surface"porée"de l'hyménium. ( comestible )

Typus : Phylloporus Quélet ( 1888 )
Typus / species : Phylloporus pelletieri (Lév. apud Crouan) Quélet ( 1888 ), in Fl. Myc., p.409 ( 1888 ) = (Phyllopore rouge et jaune) Fig. 74 & Fig. 75 : Un spécimen provenant de l'exposition de la S. M. F. du lundi 23 juillet 1979, vu sous deux angles différents. Fig. 76 : Détail sur lamelles anastomosées jaunes et aux arêtes brunissantes. ( non comestible )

                           ______________  

          Famille des Paxillaceae Maire ( 1902 )

Typus : Paxillus Fries ( 1836 )
Typus / species : Paxillus involutus ( Batsch ex Fr. ) Fries ( 1836 ), in Ep. Sys. Myc.,p. 317 (1836) = (Paxille enroulé) Fig. 77 : Trois sujets récoltés sous feuillus en Juin 1972, à la forêt de Rambouillet. Fig. 78 : Section verticale sur l'un d'eux. Fig. 79 : Récolte d'un autre spécimen en Août 1972, à même le sable humide du bord d'un ruisseau, en basse Corrèze, aux environs de Beaulieu-sur-Dordogne, à près de 350 m d'altitude. Sujet renversé et montrant son hyménium lamellé. ( Non comestible, voir même toxique ! )

Paxillus atrotomentosus ( Batsch ex Fr.) Fr.( 1836 ) in Ep. Sys. Myc. p.317 ( 1836 ) : ( Paxille à pied noir ) Fig. 80, Fig. 81, Fig. 82 & Fig. 83 : Fructifications présentées sous divers angles et provenant de deux récoltes des mois d'août 1974-79, sur souches de conifères de la forêt de Mercœur, en basse Corrèze, à environ 560 mètres d'altitude. Fig. 84 : Détail sur le tomentum brun-noirâtre à la base d'un stipe. Fig. 85 : Base tomentueuse d'un stipe. Fig. 86 : Section verticale entière sur l'un des sujets. ( non comestible )

                           ______________ 

      Famille des Gomphidiaceae Maire ex Jülich (1981)

Typus : Gomphidius Fries ( 1836 )
Typus / species : Gomphidius glutinosus ( Schaef. ex Fr.) Fries ( 1836 ), in Ep. Sys. Myc. p.319 (1836) = (Gomphide glutineux ) Fig. 87, Fig. 88 & Fig. 89 : Récolte du 9 Septembre 1972, sous Picea sp., au Parc des Volcans d'Auvergne, à 1.100 m d'altitude. Sujets présentés sous divers angles. Fig. 90 : Section verticale sur l'un des exemplaires. Observation : Contrairement à certaines littératures, cette espèce croît en très grande abondance à partir de juillet, et ce, jusqu'à fin septembre, sous forêt de conifères, à partir de 800 m d'altitude. Tous les ans et jusqu'à nos jours ce champignon fait régulièrement son apparition en très grand nombre à la station citée ci-dessus ! ( comestible )

                ___________________________

Ordre des Aphyllophorales Rea ( 1922 ) ss. lato
Section des Polyporales Gäumann ( 1926 ) ss. lato
Famille des Polyporaceae Corda ( 1839 ) ss. lato
 in Ic.Fung. 3 : 49 ( 1839 )
Division des Fistulinales Jülich ( 1981 )
Famille des Fistulinaceae Maire ( 1902 )
ss. Jülich ( 1981 ) ou Lotsy ( 1907 )? ss.Telleria,1980

Typus : Fistulina Bull. ex Fries ( 1821 )
Typus / species : Fistulina hepatica Schaeffer ex Fries (1821) = ( Langue de bœuf ) Fig. 91, Fig. 92 & Fig. 93 : Récoltes réparties entre les mois d'août et septembre des années 1972-73 & 1979 sur Quercus sp., en forêt de Fontainebleau et basse Corrèze. Vues prises sous divers angles. Fig. 94 : Section verticale sur l'un des sujets. Fig. 95 & Fig. 96 : Détail de la surface "porée" de l'hyménium sur deux spécimens immatures. Fig. 97 : Détail sur les pores de la surface hyméniale d'un sujet à complète maturité. On remarquera les tubes non soudés les uns aux autres et leurs donnant une très curieuse apparence d'aiguillons obturés aux extrémités. Il s'agit en fait d'une obturation occasionnée par la très grande masse des spores accumulées à l'orifice de tous les pores et en voie de sporulation. Fig. 98 : Section verticale présentant la chair blanchâtre contrastant avec la teinte brunâtre des tubes de la zone inférieure propre à l'hyménium.

                             _______________ 

Division des Fomitopsidales Jülich ( 1981 )
Famille des Gloeophyllaceae Jülich ( 1981 )

Typus : Gloeophyllum Karsten ( 1879 & 1882 )
Typus / species : Gloeophyllum sepiarum ( Wulf. ex Fr.) Karsten ( 1879 ) Fig. 99 : Sujet récolté le 3 avril 1972, sur branche de Picea sp., à 1.000 m d'altitude, au Parc des Volcans d'Auvergne. Fig. 100 : Détail sur les pseudo-lamelles anastomosées.

                         _________________  

Division des Coriolales Jülich ( 1981 )
Famille des Coriolaceae Singer ( 1961 )

Typus / genus 1 : Trametes Fries ( 1836-38 ), in Ep. Sys. Myc., p.488 ( 1836-38 )
Species 1 : Trametes gibbosa ( Pers.) Fries ( 1836-38 ), in Ep. Sys. Myc., p.492 ( 1836-38 ) Fig. 101 : Spécimens provenant d'une récolte sur tronc mort de Hêtre en forêt de Bellême ( Orne ), le 7 juillet 1973. Fig. 102 : Section verticale sur l'un des sujets. Fig. 103 = Autre forme provenant de la même récolte. Fig. 104 : Détail sur les pores de la surface hyméniale. 

Species 2 : Trametes versicolor ( Fr.) Pilát ( 1939 ) in Atl.. Champ. Europ. 3 : 261 ( 1939 ) Fig. 105 & Fig. 106 : Récolte du 26 mars 1972 sur souche d'un feuillu indéterminé par sa décomposition, au centre de la forêt d'Ermenonville (Île-de-France ).

Typus / genus 2 : Pycnoporus ( Jacq. ex Fr.) Karst.
( 1881 ), in Rev. Myc. 3 ( 9 ) : 18 ( 1881 )

Basionyme & Genus / species typus :

Polyporus cinnabarinus Jacq. ex Fries ( 1821 )
Typus / species : Pycnoporus cinnabarinus ( Jacq. ex Fr.) Karsten ( 1881 ) Fig. 107 & Fig. 108 : Récolte du 20 juin 1979 sur branche morte de Betula sp., dans la forêt de Fontainebleau ( Île-de- France ). 2 prises de vue sous 2 angles différents : Fig.107 =  vu de dessus & Fig. 108 =  vue partielle de l'hyménium"poré".

                        __________________  

Division des Ganodermatales Jülich ( 1981 )
Famille des Ganodermataceae ( Donk ) Donk ( 1948 ) 

Typus : Ganoderma Karsten ( 1881 ) emend Patouillard (1889), in Bull. S. M. F. 3 : 64-80, Pl.10-11 ( 1889 ).
Typus / species 1 : Ganoderma lucidum ( W. Curt. ex Fr.) Karsten ( 1881 ), in Rev. Myc. 3 ( 9 ) : 17 ( 1881 ). Nota : Les figs. 109 à 115 montrent la croissance progressive du primordium jusqu'à sa totale maturité. Fig. 109 & Fig. 110 : Jeunes sujets aux états de primordiums et n'ayant pas respectivement encore développés leurs chapeaux, mais dont celui de la Fig.110 présente déjà partiellement les pores de son hyménium encore blanc, avant de brunir à sa complète maturité lorsqu'il sera muni de son chapeau. Spécimens récoltés au pied d'un Chêne mort, en août 1972, dans la basse Corrèze, près de Beaulieu-sur-Dordogne, aux environs de 350 m d'altitude. Fig. 111 & Fig. 112 : Récolte d'août 1979, à la même station que ci-dessus, pour plus d'une vingtaine d'individus aux abords de la maturité, par le développement de leurs chapeaux, mais dont la Fig.112 présente encore des pores blanchâtres aux surfaces hyméniales toujours immatures. Fig. 113 : Récolte de sujets à totale maturité, montrant des pores bruns à presque noirâtres sur les zones hyméniales, ( en provenance de la forêt de Fontainebleau, sur tronc mort de Chêne, au 3 mars 1973 ). Fig. 114 : Section à la verticale complète sur l'un des spécimens. Fig. 115 : Détail sur les pores.

Species 2 : Ganoderma carnosum Patouillard
( 1889 ), in Bull. S. M. F. 3 : 66-67 ( 1889 ). Nota : Contrairement à la diagnose de Patouillard et de la littérature contemporaine, cette espèce n'est pas sessile et est très semblable par son long stipe au revêtement laqué brun-rougeâtre, tout comme celui de Ganoderma lucidum. La seule différence d'ordre macroscopique, réside par le dessus du chapeau qui  présente également un aspect laqué, mais  grisâtre ± terne et parfois zoné concentriquement, ainsi que le décrivent et le figurent Breitenbach & Kränzlin, in Ch. Suis., T. 2, pp.332-333, Fig.426 ( 1986 ). Par ailleurs, à la différence de Ganoderma lucidum qui croît sur Quercus, le Ganoderma carnosum pousse généralement sur les souches de conifères et a en outre des spores un peu plus grandes et beaucoup + verruqueuses que chez Ganoderma lucidum. Fig. 116 & Fig. 117 : Récoltes de mai et juin 1972, sur troncs morts de Picea sp., dans le Parc des Volcans d'Auvergne, à 1.000 m d'altitude.

Species 3 : Ganoderma applanatum (Pers. ex S. F. Gray) Patouillard ( 1889 ), in Bull. S. M. F. 3 : 67 ( 1889 ) Fig. 118 : Jeune carpophore récolté le 3 juin 1972, sur tronc mort de feuillu, ( forêt de Fontainebleau en Île-de- France ). Fig. 119 & Fig. 120 : Exemplaires adultes d'une autre récolte, mais du 4 juin 1972, mais en forêt d'Ermenonville, en Île-de-France et toujours sur tronc mort d'un feuillu. Fig. 121 : Détail sur les pores de la surface hyméniale sur l'un des exemplaires adultes des Figs. 119 & 120.

Species 4 : Ganoderma pfeifferi Bresadola, in Patouillard, Bull. S. M. F. 3 : 70 ( 1889 ).
Observation : D'après la diagnose latine de Narcisse Patouillard, cette espèce a d'abord été récoltée sur tronc de conifère par les termes suivants : "Habitat ad truncos Abietinos “ Franckfurt-am-Mein” in Germania ( Comm. Dr. E. Pfeiffer )." Or, notre récolte de Mai 1987, sur tronc mort de Picea sp., provenant de la forêt de Ste.-Croix-Volvestre, dans les Pyrénées ariégeoises, à près de 650 m d'altitude, correspond entièrement à la diagnose latine totale de Patouillard ( macroscopie, habitat ainsi que les  spores ). On peut  s'interroger sur les véritables motivations  obstinées de presque toute la majorité de la littérature contemporaine, qui veut qu'à tout prix, cette espèce n'appartienne qu'aux seuls arbres feuillus, alors qu'elle peut très bien avoir à part égale plusieurs habitats, tels que les conifères par exemple, ainsi que la diagnose de N. Patouillard le précise et dont la preuve s'est révélée par la récolte de mai 1987, déjà mentionnée ci-dessus!   Fig. 122 : Fructification vue de face. Fig. 123 : Détail de la croûte résineuse, mince, pelliculaire et translucide, formant un revêtement réticulé, surtout sur la zone arrière piléique. Fig. 124 : Sujet retourné et montrant son hyménium aux pores encore blancs durant la végétation, pour être ensuite recouverts d'un enduit résineux d'un beau jaune d'or à totale maturité. Fig. 125 : Section verticale du carpophore.
Fig. 126 : Détail très grossi sur les pores encore blancs  durant la végétation.

                      ____________________  

Addenda à la Division des Fomitopsidales Jülich (1981)
Famille des Fomitopsidaceae Jülich ( 1981 ) 

Typus : Fomitopsis Karsten ( 1881 ) & (1889 )
Typus / species : Fomitopsis pinicola ( Swartz. ex Fr.) Karsten ( 1881 ), in Enumer. Bolet. et Polyp. Fen. syst. nov. disp. Rev. Myc. ( Roumeg.) III, 1881, n° 9, p.18 & in Krit. Öfvers. Fink. Basidsv. p.306 ( 1889 ).
Observations : Cette espèce de Polyporacée a été déterminée sous le nom de Fomitopsis pinicola sur le seul exsiccatum et clichés fournis à Madame Alix David, grande spécialiste des Aphyllophorales, du Laboratoire de Mycologie, associé au C. N. R. S. de Villeurbanne (Rhône). Cette autorité en la matière,  a reconnu et désigné ainsi cette espèce, sans avoir pu toutefois déceler la moindre spore. Il est bon de rappeler que les spores de cette espèce sont lisses et elliptiques, hyalines & ± apiculées à l'un des pôles, mesurant 6-8,5 x 3-3,5 µm. C'est donc sous toute réserve que cette espèce est livrée ici sous le nom de Fomitopsis pinicolaFig. 127 : Carpophore venant  d'une récolte du 4 mai 1987, sur tronçon mort de Picea sp., en forêt de Ste.-Croix-Volvestre, dans le massif des Pyrénées ariégeoises, à 65O m d'altitude. Fig. 128 : Surface piléique aux abords de la marge. Fig. 129 : Section verticale sur la fructification. Fig. 130 : Détail agrandi des pores de la surface hyméniale.___________________________________

 

          U             V

 

          Y             Z

          27

 

          32             33

 

          34             35

 

          38             39

 

          42             43

          45

 

          50             51

 

          52             53

   

          55             56                  57

 

            58

 

          60             61

   

          64             65                    66

   

        70                   71                72

 

          74             75

 

          76             77

 

          80             81

          84

          86

  

          88                    89                    90

 

          93             94

 

          97             98

 

         101            102

 

          107             108

 

          109            110

          113

 

          116             117

 

          122             123

 

          126            127

Page 11 : Basidiomycètes ( suite ) : hyménium
"poré"=
( Bolétales ) & (Polyporacées = (Aphyllophorales)

( Figs. 1 à 11 ) = Liens hypertexte internes à la
Page 11 & Planche 11.

HYMENOMYCETES  

Ordre 1 : Boletales :
Dans l'Ordre des Bolétales, les lamelles sont plus généralement anastomosées et forment des tubes fertiles ouverts à leurs bases par des pores. Cet ensemble constitue l'hyménium ou la zone que l'on nomme aussi"l'hyménophore"ss. stricto. Celui-ci est directement relié à la chair du chapeau, sans toutefois y être soudé comme chez la plupart des Polyporacées et se détache aussi facilement que le foin d'Artichaut.
Aussi, si l'Ordre des Boletales est toujours classé en plusieurs familles, c'est en raison des divers caractères macroscopiques et microscopiques que l'on rencontre aux travers des nombreux genres et espèces constituant cet Ordre. Ainsi, par exemple, on trouve des Boletales avec des lamelles très anastomosées, comme chez Phylloporus pelletieri
( Lév.) Quélet ( 1888 ) ou alors, véritablement lamellés pour les deux genres suivants et toutes leurs espèces respectives : Paxillus Fries ( 1836 ) & Gomphidius Fries ( 1835 ), ainsi que plusieurs autres genres de ce type, dont certains caractères microscopiques les font rentrer dans l'Ordre des Boletales.
Parmi tous ces champignons, l'Ordre des Bolétales est en effet le plus intéressant de par les espèces le caractérisant par son principal genre Boletus & autres (voir section verticale
Fig. 1a ).
Le genre Boletus a un corps fructifère nettement séparé en un pied central ( stipus ) et un chapeau ou ( pileus ). C'est le Typus du genre appartenant à la famille des Boletaceae ss. stricto, par ses tubes & pores à proprement dits. Cependant, du point de vue de W. JÜLICH ( 1981 ), sa classification pour l'Ordre des Boletales Gilbert ( 1931 ) se diviserait en 12 familles et également par ordre alphabétique :

1° ) Typus : Boletaceae Chevalier P. ( 1828 )
A : Genus / Typus : Boletus Linn. ex Fries ( 1821 ).
En effet, dans sa famille des Boletaceae, Jülich dresse une liste impressionnante de genres mis en
ordre alphabétique, mais dont l'énumération serait fastidieuse à présenter ici. Il est fort conseillé aux lecteurs de consulter son ouvrage"Higer Taxa of Basidiomycetes", éd. J. Cramer ( 1981 ). Quant aux 11 autres familles créées par Jülich en 1981 elles se poursuivent de la façon suivante :
2° ) Boletellaceae Jülich ( 1981 )
A : Genus / Typus : Boletellus Murrill ( 1909 ) +
autres genres : Afroboletus Pegler & Young, 1981, Phylloboletellus Singer in Singer & Digil. ( 1951 ).

3° ) Chamonixiaceae Jülich ( 1981 )
A : Genus / Typus : Chamonixia Rolland ( 1899 )

4° ) Coniophoraceae Ulbrich E. ( 1928 )
A : Genus / Typus : Coniophora D. C. ex Mérat ( 1821 ), + autres genres : Jaapia Bres. ( 1911 ),
Leucogyrophana Pouzar ( 1958 ), Serpula Pers. ex S. F. Gray ( 1821 ).
Nota 1: Ce site émet certaines réserves quant à la position de cette 4° famille et les genres s'y rattachant, toujours classés dans l'Ordre des Aphyllophorales, selon Ainsworth & Bisby's, in Dictionary of the Fungi. Ed. 1983.

5° ) Corneromycetaceae Jülich ( 1979 )
A : Genus / Typus : Corneromyces Ginns ( 1976 )
Nota 2 : ( Idem Nota 1 ).

6° ) Gomphidiaceae Maire ex Jülich ( 1981 )
A : Genud / Typus : Gomphidius Fries ( 1835 ), + autres genres : Brauniellula Smith & Singer ( 1958 ), Chroogomphus ( Singer ) Miller ( 1964 ), Gomphogaster ( Smith & Singer ) Miller ( 1973 ).

7° ) Gyrodontaceae ( Singer ) Heinemann ( 1951 )
A : Genus / Typus : Gyrodon Opatowski F. ( 1836 ), + autres genres : Boletinus Kalchbrenner ( 1867 ), Gyroporus Quél. ( 1886 ), Paragyrodon ( Singer ) Singer ( 1942 ), Phaeogyroporus Singer ( 1944 ), Psiloboletinus Singer ( 1945 ).

8° ) Hygrophoropsidaceae R. Kühner ( 1980 ), in Numéro Spéc. Bull. Soc. Linn. Lyon 49° année :
A : Genus / Typus : Hygrophoropsis ( Schroeter ) Maire in Martin-Sans ( 1929 ). Nota 3 : Famille et genre toujours placés dans l'Ordre des Boletales, mais dans la famille des Paxillaceae ss. Ainsworth & Bisby's ( 1983 ) et par les co-auteurs, J. Breitenbach & F. Kränzlin, in Champ. Suis. , vol. 3, pp. 90-91 : Pl. 61 & 62 ( 1991 ).

9° ) Meiorganaceae Heim ex Jülich ( 1981 )
A : Genus / Typus : Meiorganum Heim ( 1965 ).
Nota 4 : Toujours d'après Ainsworth & Bisby's, p. 234, ce genre appartiendrait à la"famille des Boletaceae et ne compterait qu'une seule espèce en Nouvelle Calédonie" !  

10° ) Paxillaceae Maire ( 1902 )
A : Genus / Typus : Paxillus Fries ( 1836 ) + autres genres : #Austrogaster Singer ( 1962 )# [( Nota 5 : Genre appartenant toujours à la Classe des Gasteromycetes, dans l'Ordre des Podaxales et de la famille des Secotiaceae ss. Ainsworth & Bisby's ( 1983 ) ???], + Neopaxillus Singer ( 1948 ), Ripartites Karsten ( 1879 ) [Maire apud Maire, Dumée & Lutz ( Op. cit. : J. Breitenbach & F. Kränzlin, in Ch. Suis. Vol. 3, pp. 92-94 ( 1991 )].

11° ) Rhizopogonaceae  Gäumann & Dodge, 1928, in"Comparative morphology of fungi; New-York & London ( 1928 )".
A : Genus / Typus : #Rhizopogon Fr. in Fr. & Nordh. ( 1817 )# [( Nota 6 : Selon Ainsworth & Bisby's, p. 189 ( 1983 ), ce genre appartient toujours à la Classe des Gasteromycetes, dans l'Ordre des Hymenogastrales et est classé dans la famille des Rhizopogonaceae, bien que dans la littérature contemporaine, certains auteurs reconnaissent que ce genre hypogé aurait un lointain voisinage avec les Boletales ! ?

12° ) Strobilomycetaceae Gilbert ( 1931 )
A : Genus / Typus : Strobilomyces Berk. ( 1851 ),
+ autre genre : #Heimiella Boedijn ( 1951 )# = Boletellus Murrill ( 1909 ), ss. Singer ( 1946 ), Corner ( 1970 ), Pegler & Young ( 1981 ), op. cit. : Ainsworth & Bisby's ( 1983 ) :
Par conséquent, le genre #Heimiella# serait synonyme de Boletellus que Jülich avait placé dans sa famille des Boletellaceae en 1981 ( voir plus haut, en : "2° ) A :" ).
En conclusion, ce site laissera le lecteur libre de  ses appréciations, sur la valeur considérable des travaux de W. Jülich, quant à sa classification des Basidiomycètes, très complète, mais aussi et pour le moins, restant très complexe dans son contenu à bien des égards. Autrement dit, par simplification, "il y a à prendre et à laisser"…En effet, presque toute la littérature contemporaine est unanime à ne reconnaître guère plus de six familles au sein de l'Ordre des Boletales et pas plus de 43 genres, selon la classification d'Ainsworth & Bisby's, pp. 55 & 56 de 1983 et qui n'a guère évoluée suivant la littérature de ces dernières décennies, dont on peut consulter la liste abrégée des genres affectés à leurs 6 familles indiquées ci-dessous par ordre alphabétique :
1° ) Boletaceae = Boletus, Leccinum, Suillus, etc…
2° ) Gomphidiaceae = Chroogomphus, Gomphidius, etc…
3° ) Gyrodontaceae =
Gyrodon, Gyroporus, Phaeogyroporus, etc…
4° ) Paxillaceae = Hygrophoropsis, Paxillus, ( avec Ripartites & Tapinella selon certains auteurs ).
5° ) Strobilomycetaceae = Porphyrellus & Strobilomyces.
6° ) Xerocomaceae = Boletellus, Phylloporus, Xerocomus, etc…  

Les principaux représentants de la famille des Boletaceae ( ss. lato ) disposent d'un chapeau ± charnu selon les genres et espèces, ainsi qu'il est représenté par la section verticale de la Fig. 1 pour Boletus edulis Bull. : Fr. ( 1821 ). Comme il l'a déjà été précisé plus haut, les tubes montrés à la Fig. 1a se détachent très facilement de la chair du chapeau, tel que le foin d'Artichaut. Aussi,  tous les tubes se terminent par des bases constituées de pores polygonaux ou très souvent arrondis, visibles à la Fig. 2.

En macroscopie, les membres attachés à la famille des Boletaceae varient par leurs teintes, en passant de l'ocre au jaune, comme le Bolet jaune, ex Boletus elegans = Suillus grevillei ( Klotzsch. : Fr. ) Singer ( 1945 ), représenté aux Figs. 7 & 8. Cependant, la coloration de ces champignons est aussi infiniment changeante, quant aux teintes et également aux ornementations des stipes, comme aussi à toutes les pigmentations de la cuticule des chapeaux, allant du gris à l'olivâtre, pour passer du bai au brun très foncé, jusqu'à presque noir et même rouge vif à ± vineux-violacé, tel que l'ex Boletus purpureus = Boletus rhodoxanthus ( Krombh. ) Kallenbach ( 1926-38 ) en Fig. 4. La teinte des tubes comporte aussi plusieurs variantes en passant du blanchâtre au gris-verdâtre, avec de nombreuses colorations intermédiaires ou des nuances multiples. Quant aux pores, ils ne sont pas en reste et leurs couleurs peuvent passer par toutes les extrêmes : Blanc pur, blanchâtre à crème, rose, grisâtre, brun à presque noir, jaune et toutes ses nuances : orange, rouge vif ou souvent ± vineux à violacé, etc…

En microscopie, les spores sont plus généralement fusiformes, lisses ou peu ornementées et peuvent être roses, ocrées ou olivâtres lorsqu'elles sont observées dans l'eau. Elles se montrent alors très fréquemment pluriguttulées intérieurement, ainsi qu'elles sont représentées aux Fig. 5 & Fig. 9. En revanche, vues en une masse compacte, après une sporulation sur feuille de papier blanc, ces spores prennent une teinte tout à fait significative, en se rapprochant très souvent de celle du"brun-tabac".
Pour revenir sur la macroscopie de cette famille des Boletaceae, il faut également préciser que la chair comme les pores d'un très grand nombre de genres & d'espèces bleuit au contact de l'air, par blessures et coupes ou pressions sur les pores. Ces réactions sont dues à une oxydation, mais ne sont en aucun cas un signe sur la comestibilité ou non de ces champignons, bien que certains soient  réellement toxiques. Cependant, au sein de cette catégorie de Bolets bleuissants, sans présenter une véritable toxicité, il en est très peu qui soient vraiment de qualités gustatives, ceci, en raison de l'amertume qui les rendent immangeables et donc aussi par conséquent, non comestibles. En revanche, il existe certains Bolets bleuissants qui ont la très grande particularité d'avoir la réputation d'être de très bons et meilleurs comestibles, comme le très parfumé et excellent Boletus erythropus
( Fr. : Fr. ) Persoon ( 1796-1801 ), bien supérieur en goût que le Cèpe de Bordeaux = Boletus edulis Bull. : Fries ( 1821 ).
La plupart des familles de l'Ordre des Boletales à hyménium"poré"sont dépourvues d'anneau sur le stipe, à l'exception de certains sujets propres aux forêts de conifères des plaines, mais surtout dans celles des régions montagneuses, comme le Suillus grevillei à l'état encore jeune que l'on peut revoir ci-contre, aux Figs.7 & 8. Par ailleurs, le stipe de certaines Bolétacées est aussi souvent orné à sa partie supérieure ou même entièrement, par une sorte de réseau réticulé, aux mailles polygonales blanches ou colorées : Blanchâtres sur les formes du groupe de Boletus edulis ou alors, très teintées comme chez le très beau Boletus rhodoxanthus de la Fig. 4a.
Si l'on observe les tubes en section transversale sous le microscope, l'hyménium apparaît alors très semblable à celui des lamelles des Agaricales. En fait, les Boletales sont très près des agarics, à ceci près, que les tubes des Boletales sont des sortes de lamelles reliées les unes aux autres par de très grandes quantités d'anastomoses. En réalité, c'est des lamelles"hyper anastomosées", au point de former des tubes, si l'on excepte même le curieux genre Phylloporus, aux lamelles plus relativement moins anastomosées, ainsi qu'aux familles de cet Ordre, où elles sont franchement lamellées, telles que les : Paxillaceae & Gomphidiaceae ( voir la section transversale sur les tubes d'un Boletus sp. à la Fig.3 ). Là aussi, telles que pour les lamelles des Agaricales, les hyphes de la trame en Fig. 3a produisent des basides à la Fig. 3b et supportent les spores à la Fig. 3c.
En conclusion, à la suite de cet exposé, quelque peu schématique, on voit que la filiation entre les Ordres des Boletales et des Agaricales est tout à fait indéniable !

___________________ 

Ordre 2 : Aphyllophorales & Sous-Ordres  des Polyporales, Cantharellales & Schizophyllales D'après Ainsworth & Bisby's, Dictionary of the Fungi : SEVENTH EDITION 1983, p.20, l'Ordre ( ss. lato ) des Aphylloporales ne compterait  pas moins de 22 familles réparties en 400 genres, avec 1.200 espèces, dont voici la liste impressionnante des familles :

1°) Cantharellaceae Sous-Ordre des Cantharellales (pro parte).
2° ) Coniophoraceae, 3° ) Corticiaceae,
4° ) Gomphaceae, 5° ) Punctulariaceae,
6° ) Steraceae, 7° ) Thelephoraceae,
8° ) Schizophyllaceae, avec Sous-Ordre nouveau des Schizophyllales, 9° ) "Cyphellaceae",
10° ) Clavariaceae, 11° ) Clavulinaceae,
12° ) Sparassidaceae, 13° ) Auriscalpiaceae,
14° ) Bankeraceae, 15° ) Echinodontiaceae,
16° ) Hericiaceae, 17° ) Hydnaceae,
18° ) Bondarzewiaceae, 19° ) Fistulinaceae,
20° ) Ganodermataceae, 21° ) Hymenochaetaceae,
22° ) Polyporaceae  

Cette seconde partie  sera donc consacrée à cet Ordre des Aphyllorales et plus particulièrement au Sous-Ordre des Polyporales, pour la famille des Polyporaceae Corda ( 1839 ) et d'autres familles, comme celles des : Ganodermataceae ( Donk ) Donk ( 1948 ), [ famille placée dans le Sous-Ordre des Ganodermatales Jülich ( 1981 ), avec comme Typus : Ganoderma P. Karsten ( 1881 ) emend. Pat. ( 1889 )]; famille des Fistulinaceae Maire (1902 ) ou de [( Lotsy, in Vortr. Bot. Stammesgesch. 1 : 695, 704, ( 1907 )] ? = [ Famille placée également en Sous-Ordre nouveau : Fistulinales Jülich ( 1981 ), avec comme Typus : Fistulina Bull. ex Fries ( 1821 )].
L'Ordre des Polyporales renferme aussi toute une variété de genres aux hyméniums "porés"qui sont souvent constitués de tubes stratifiés d'années en années. Ces tubes se détachent très difficilement de la chair des chapeaux auxquels ils sont très soudés, contrairement à l'Ordre des Boletales, pour les familles aux hyméniums "porés, déjà spécifiés ci-dessus. Un grand nombre de familles et de genres placés dans l'Ordre des Polyporales ont souvent une consistance assez coriace, même presque ligneuse, alors que d'autres se présentent peu ou presque relativement flexibles et toujours ± coriaces. Exemple :
Dans la famille des Ganodermataceae, tel que le  Ganoderma applanatum ( Pers. : Wallr. ) Pat. 1889,  in Bull. Soc. Myc. Fr. : 5 : p. 67 ( 1889 ), dont toutes les fructifications sont sous  formes de consoles, plus ou moins largement fixées aux substrats ligneux et non stipitées, peuvant atteindre de 50 à 700 mm de large x 20 à 60 mm de hauteur et de 40 à 400 mm en projection. C'est un champignon très dur et aux spores largement elliptiques, tronquées, assez finement verruqueuses et brunes. Ce dernier point caractérise bien le genre & sa famille. Mais aussi par opposition à la morphologie de l'aspect macroscopique de l'espèce mentionnée ci-dessus, il existe en outre plusieurs autres espèces du genre Ganoderma, comme cette espèce très curieuse qu'est le Ganoderma lucidum ( Leyss. ex Fr. ) Karsten (1881 ), [emend. Patouillard in Hym. d'Eur. pp. 142-143 + Pl. III : fig. 21 ( 1887 ) & Bull. Soc.Myc. Fr. : 5 : p. 66 ( 1889 )]. En effet, cette espèce se présente avec un stipe excentré ± long, se dressant perpendiculairement jusqu'à un chapeau latéral, réniforme, recourbé comme une louche, dont toute la surface piléique noduleuse, comme celle du stipe, se trouve recouverte comme d'une sorte de laque brun-rougeâtre, luisante, qu'on peut voir ci-contre, à la Fig. 11.
Dans l'Ordre des Polyporales, selon les familles, genres & espèces, le chapeau repose sur un stipe excentrique lorsqu'il en possède un, mais celui-ci manque totalement dans de nombreux genres. En ce dernier cas, ces polypores ont des aspects de sabots, comme chez Daedalea quercina ( L. : Fr. ) Fries ( 1821 ), de consistance subéreuse, vivant sur le Chêne, le Châtaigner, poutres ou sur les bois d'œuvre et appartenant alors, à la famille des Polyporaceae ss. lato = Daedaleaceae Jülich 1981,  de la Fig. 6.
D'autres genres et espèces sont tabulaires, venant s'insérer dans les écorces, comme par exemple : Fistulina hepatica ( Schaeff. : Fr. ) Fries ( 1821 ) ou encore, Trametes versicolor [( L. : Fr. ) Pilát, 1939, in Atl. Champ. Europ. 3 : 261 ( 1939 )], de la famille des Polyporaeae ss. lato ou des Coriolaceae Sing. ( 1961 ) ?, représenté à la Fig. 10. __________________________________________

 

Liens hypertexte externes à la Page 11 ( aller & retour ) :

www.mycologie.com   ( retour )

> page d'accueil          ( retour )

Page A : Répertoire Mycologie.com    ( retour )

Page 10 : Basidiomycètes ( suite ) : Carpophores stipités & piléiques à hyménium constitué de lamelles ( Agaricales ) suite   ( retour )

Page 12 : Basidiomycètes ( suite ) : Hydnacées ss. lato et Cantharellacées : ( Aphyllophorales ).( aller )

__________________________________________

 

          A             B

 

          C             D

 

          E             F

          G

 

         H             I

          J

 

          K             L

 

          M             N

 

          O             P

          Q

 

          R             S

          T

 

          W             X

   

          28               29               30

          31

 

          36             37

 

          40             41

          44

   

          46               47               48

          49

          54

          59

 

          62             63

   

          67               68               69

          73

 

          78             79

 

          82             83

          85

          87

 

          91             92

 

         95             96

 

         99             100

 

          103             104

 

          105             106

 

          111             112

 

          114             115

 

          118             119

 

          120             121

 

          124             125

   

          128              129              130